Quand Nicolas Hulot voulait s’engager pour l’étang de Berre…

Réunis ce jeudi 18 mai au Gipreb, les maires du pourtour de l’étang, les représentants du Conseil régional et du Conseil départemental, des associations et de la prud’homie ont pris acte avec intérêt de la nomination de Nicolas Hulot au poste de ministre de la Transition écologique et solidaire. Ils ont décidé de lui demander audience afin de reprendre les discussions sur le projet de réouverture du tunnel du Rove à la circulation d’eau de mer et la nécessaire restauration écologique de l’étang de Berre. Nicolas Hulot avait écrit à Serge Andréoni le 16 novembre 2005 : « Je sais que l’étang de Berre est un symbole (dont vous vous seriez sans doute passé) des incohérences et des inconséquences écologiques. Je sais aussi que c’est un peu un cas d’école de la complexité de la problématique environnementale et de la difficulté de conjuguer des intérêts qui peuvent paraître antinomiques. (…) Vous menez là un projet courageux, nécessaire et rationnel. J’aimerais pouvoir vous être utile, mais à ce stade, je m’interroge sur la manière. Peut-être pouvez-vous m’éclairer ». A la tête de sa Fondation, Nicolas Hulot ne pouvait en effet qu’apporter son soutien. A la tête d’un ministère, il pourra désormais prendre des décisions pour la réhabilitation de l’étang. A commencer par la réouverture à la circulation d’eau de mer de l’Estaque à l’étang de Berre par le creusement d’une galerie dans le tunnel du Rove. Les élus entendent lui expliquer qu’ils ne comprennent pas le choix de la solution minimaliste de débits à 4 m3/s, à travers une galerie existante du tunnel, qui n’aurait d’effets que sur le canal du Rove. C’est celle proposée par les inspecteurs du ministère de l’Environnement et du développement durable. Les élus souhaitent au contraire proposer au nouveau ministre une solution basée sur le percement d’une nouvelle galerie dans l’éboulement du tunnel qui permettrait de pomper jusqu’à 10 m3/s. Ils sont convaincus que par une remise à plat et une reconstruction du programme de travaux, des économies très conséquentes sont possibles. Pour Nicolas Hulot, cela pourrait être une opportunité de faire de cette expérimentation un exemple de réhabilitation écologique.

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