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Nous sommes
conscients des lacunes de connaissances dans un certain
nombre de domaines, qu’il conviendrait de combler. Cet effort
d’acquisition de connaissances devra faire partie intégrante des objectifs
du Contrat d'étang
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Les connaissances
à acquérir
Améliorer la connaissance des apports à l’étang
par les eaux de ruissellement
Le bilan des flux à l’étang repose en partie
sur des données chiffrées d’apports pluviaux urbains acquises en 1994
complétées par des enquêtes auprès des collectivités sur le fonctionnement
des réseaux et sur des bilans théoriques de pollution pluviales. Ces
données sont anciennes et insuffisantes. Ce sont les raisons qui ont
conduit le GIPREB à superviser une campagne de mesures complètes sur deux
années pour déterminer les quantités de pollution rejetées à l’étang via
les eaux de ruissellement.
Estimer la pollution industrielle rejetée par les PME et les PMI
Si les flux des rejets industriels et leur évolution en fonction des
efforts consentis sont assez bien connus pour les grosses entreprises
industrielles (raffineries, Eurocopter,…), ceux des petites et moyennes
entreprises ne sont pas comptabilisés dans les bilans environnementaux ou
les contrôles de la DRIRE. Cette problématique concerne en particulier les
zones d’activités –nombreuses et étendues sur le bassin versant de l’étang
de Berre - et les entreprises associées, à l’origine de la production de
Déchets toxiques en quantités dispersées de type solvant, peinture,
colle, etc… dont la contribution à la pollution n’est pas
quantifiée.
La
démarche serait d’évaluer le gisement de déchets industriels spéciaux
présents sur la zone et les solutions de recyclage ou de traitements
disponibles à l’heure actuelle. Cet inventaire pourrait être mené d’une
part sur la base des fichiers de la Chambre de commerce et d'industrie
Marseille Provence, d’autre part à l’aide d’un
pré-diagnostic environnemental sur une centaine d’entreprises.
Dresser une cartographie fine des peuplements aquatiques de l’étang
Le bilan 2002 entrepris par le GIPREB est un élément essentiel de la
connaissance du milieu. Ce bilan est enrichi grâce aux campagnes de
mesures périodiques concernant les différents compartiments de l’étang
(colonne d’eau, sédiment, benthos). Il doit être complété par une
cartographie précise des biocénoses, notamment les phanérogames marines et
saumâtres qui constituent à l’évidence le meilleur indicateur pour juger
du retour progressif du milieu à un ensemble de biocénoses
caractéristiques des lagunes méditerranéennes profondes. Cette
cartographie constituera une composante indispensable de « l’état zéro »
avant la mise en œuvre de toutes les actions concourant à la
réhabilitation de l’étang.
Mieux connaître la valeur écologique des zones humides
périphériques de l’étang de Berre
La connaissance du fonctionnement des zones humides périphériques est
encore fragmentaire. Leur gestion est assurée par des organismes divers au
travers de plan de gestion visant la conservation des habitats et des
espèces, mais aussi l’ouverture au public.
Un inventaire exhaustif des
zones humides constituerait un outil d’aide à la décision intéressant. Cet
inventaire devrait porter sur les richesses naturelles, les
interfonctionnalités entre ces divers milieux les pressions exercées sur
les milieux, les règles de gestion en vigueur, la compatibilité des
différents plans de gestion entre eux, les possibilités de transfert de
propriété et de gestion pour assurer un bon état de conservation des
sites. Il viendra compléter l'inventaire existant réalisé par la DDAF
Etablir un diagnostic environnemental des ports de l’étang de Berre
La connaissance de l’environnement des ports (ports de plaisance, ports
industriels) de l’étang de Berre est encore parcellaire. L’état
d’envasement (et donc les modalités d’entretien des fonds), les diverses
sources de pollution, le devenir des déchets sont à préciser pour évaluer
leur contribution à la pollution du milieu. Certaines communes ont déjà
réalisé des audits environnementaux de leurs ports. Un audit
environnemental global est préconisé. Il permettrait des définir les
équipements communs et partagés à mettre en place pour réduire les
pollutions et traiter les déchets. Cet audit peut être mené selon la
démarche préconisée dans les opérations « Ports Propres » sous l’égide de
la Région, de l’Agence de l’eau, de l’ADEME et de la Diren.
Mieux connaître la dynamique sédimentaire du littoral de l’étang de
Berre
La connaissance des phénomènes relatifs à la dynamique sédimentaire du
littoral de l’étang de Berre est insuffisante. Les données disponibles et
la connaissance de la dynamique d’évolution se limitent à des entités bien
identifiées (Cordon du Jaï qui sépare l’étang de Berre de l’étang de
Bolmon, Salins du Lion, Salins de Berre), mais il n’existe pas une
approche globale sur l’étang de Berre. En particulier l’évolution des
côtes à falaises au Nord Ouest de l’étang de Berre n’est pas connue.
Différents points d'érosion y sont observés. Ils peuvent à terme
constituer une contrainte, notamment au regard de la création d’un sentier
littoral, puis de sa fréquentation par le public (sécurité des usagers).
Evaluer
les échanges hydriques et sédimentaires par le chenal de Caronte
La qualité des eaux échangées par le chenal de Caronte, les flux de
matières et de sédiments reste pour lors inconnus. Connaître les
échanges hydriques et sédimentaires entre l'étang et la mer par le
chenal de Caronte dans la perspective d'un bilan des apports nécessite de
mener une étude approfondie sur le sujet.
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