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tester les usages : naissains de moules

 
 
L’expérimentation fait l’objet d’une convention tripartite GIPREB, Prud’homie-Comité local des pêches, Direction départementale des affaires maritimes et d’un marché avec l’IFREMER
















 

Les partenaires
 

Le GIPREB est maître d’ouvrage de l’expérimentation. Il commande à IFREMER une prestation d’appui technique pour la mise en place de l’expérimentation et pour le suivi scientifique de la qualité des produits.

Le Comité local des pêches et la Prud’homie de pêche de Martigues représentent les professionnels et proposent l’appui logistique d’Albert Castejon, président de la Coopaport, d’Alain Laugier, d’Angello Mercelat, d’Yves Rosaire et de Pierre Scotti, pour l’installation des filières, leur suivi visuel et le transfert des naissains vers le Golfe de Fos à proximité du site de Carteau où une table à moules sera mise à disposition pour l’expérimentation.

La Direction départementale des affaires maritimes, qui exerce une activité de contrôle des activités maritimes sur la zone de l’étang de Berre, garde son entière compétence de police sur le déroulement de l’expérimentation. La DDAM décidera, la deuxième année d’expérimentation, du niveau de qualité à attribuer à la zone pour les activités de captage de naissain de moules.

 

La Coopaport, partenaire et bénéficiaire

La production mytilicole dans l’anse de Carteau a débuté en 1978 avec quatre pêcheurs sur radeaux. Puis très vite, le groupe s’est agrandi pour atteindre en 2004, 42 conchyliculteurs dont la mytiliculture est l’activité principale. Environ 150 personnes vivent ainsi de l’élevage de la moule. Les parcs s’étendent au milieu de l’anse de Carteau sur plus de 1 700 hectares avec une profondeur variant de quatre à sept mètres.

Louées au Port Autonome de Marseille (représentant l’Etat), les exploitations mytilicoles sont gérées par la coopérative COOPAPORT de Port- Saint- Louis- du- Rhône. Crée en 1981, celle-ci met à la disposition des producteurs 104 tables à moules d’une longueur de 50 mètres sur 15 de large.

Les quantités produites
D’après les déclarations de pêche, l’anse de Carteau utilise chaque année 2000 tonnes de naissains de moules. Dans les faits ce sont 2600 tonnes qui sont ramassées mais près de 500 à 600 tonnes sont dévorées par les daurades et les sars.
2000 tonnes de naissain produisent donc, après élevage :
> 3000 tonnes de moules commercialisées en local, en Italie, en Espagne et en Corse. La vente en gros représente 60 % du marché (grandes surfaces…) contre 40 % pour la vente directe (particuliers, restaurants…).
> 1000 tonnes de moules inférieures à la taille marchande restent en fond de roulement pour l’année d’après.

Cinq marques pour une moule à la fois douce et salée…
Caractérisées par une viande bien charnue, les moules de Carteau ont la saveur des vents du Sud qui leur donnent ce goût doux-salé si particulier. Quand l’étang est au vent d’Ouest, la moule s’emplit de douceur ; quand il est au Mistral, elle devient plus salée.
Belle de Carteau, Royale de Carteau, Camarguaise, Martiguaise, Marine de Carteau : ces cinq appellations permettent de différencier les productions de la coopérative.

Contact :
Monsieur CASTEJON,
Président de la COOPAPORT
tél : 04.42.86.15.74