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un étang sous surveillance |
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Qualité des eaux, qualité des sédiments, altérants chimiques dans la chair de poissons, étude dynamique des peuplements macrobenthiques, cartographie et inventaire de la macroflore benthique, tels ont été les sujets d’étude jusqu’en 2003. Ce suivi nécessite des sorties bimensuelles en bateau pour effectuer des prélèvements. C’est grâce au suivi écologique que nous avons aujourd’hui une vision plus claire des dysfonctionnements de l’étang (il a servi pour l’élaboration du Bilan des connaissances) et en particulier de l’influence des rejets de la centrale hydroélectrique EDF. Par exemple, en 1998, les résultats du suivi ont montré très explicitement que de faibles rejets du canal usinier EDF sur une période suffisamment longue permettait d’atteindre un seuil de salinité entraînant le retour à des conditions écologiques marines. Les effets les plus visibles de l’amélioration du milieu furent la clarification de l’eau (diminution du phytoplancton), l’absence de formation de mousses et de mortalité de poissons, un meilleur rendement de la pêche artisanale ainsi que la croissance significative de bancs de moules jusqu’au nord de l’étang. En contre-partie, on constata une prolifération d’ulves. Un groupe de travail fut mis en place pour définir l’évolution nécessaire à ce suivi. Il s’agissait en effet de le poursuivre tout en l’optimisant, en l’ajustant. Ainsi, pour le suivi 2003, il fut décidé d’abandonner le suivi « matière vivante », c’est-à-dire les analyses saisonnières de contaminants dans la chair des poissons. En contrepartie, et pour acquérir des connaissances sur la bioaccumulation de polluants chimiques par les organismes, une démarche de « caging » de moules dans l’étang de Berre fut décidé, dans le cadre du réseau Agence de l’eau-Ifremer (RINBIO). |