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Réhabilitation de l'étang : |
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Quel avenir pour le Gipreb (La Provence 01/08/06) Le Groupement d'intérêt public pour la réhabilitation de l'étang de Berre est censé s'éteindre à la fin de l'année. Un audit est actuellement mené pour déterminer l'intérêt de la poursuite de son action. Lorsque le Gipreb est créé, en 2000, sa durée de vie est connue : six ans comme le contrat de plan Etat-Région. Il devrait donc s'éteindre au 31 décembre de cette année, ce qui, selon son président, Serge Andréoni, par ailleurs maire de Berre, serait "une aberration". A sa constitution, le Gipreb est considéré comme une "force de propositions en vue d'un retour à un étang à caractère marin compatible avec le développement d'une faune et d'une flore aux caractéristiques méditerranéennes". Pendant ces six ans, le groupe s'intéresse donc, entre autres, à l'impact des rejets d'eau douce et de limons de la centrale EDF de Saint-Chamas, étudie les différentes solutions de dérivation du canal usinier et vérifie la faisabilité de la réouverture du canal du Rove à la circulation d'eau. "Un mensonge fait à l'Europe" Autant de dossiers qui sont loin d'être clos. "Nous n'accepterons pas que le Gipreb s'arrête pour de multiples raisons, martèle Serge Andréoni. D'abord pour les salariés (ils sont six) mais aussi parce qu'il reste tant de choses à faire". Selon Serge Andréoni, dissoudre le Gipreb serait également "incohérent". Pour étayer cet argument , il rappelle qu'à la suite de sa condamnation par l'Europe, l'Etat français a annoncé la mise en place du lissage des rejets de la centrale sur quatre ans. "Et qui a été chargé de son suivi ?", interroge Serge Andréoni. Le Gipreb ! Sa disparition serait donc une incohérence majeure, un mensonge fait à l'Europe. D'autant plus que neuf experts internationaux ont été nommés pour effectuer ce suivi et parmi eux, il yen a trois qui font partie du Conseil scientifique du Gipreb. Pour autant, Bruxelles n'a pas été satisfait de cette proposition de réguler les rejets et a imposé une réduction rapide et conséquente des rejets d'eau douce et de limons. Après négociations, il a été convenu de réduire de 50% les rejets de limons et ceux d'eau douce passeraient de 2,1 milliards de mètres cubes par an à 1,6 milliards. "A terme, il faudra zéro rejet" "De toute façon, que ce soit un lissage ou une réduction des rejets, le Gipreb considère ces solutions comme temporaires. A terme, il faudra zéro rejet", plaide Serge Andréoni. La totalité des membres du groupement réclame la poursuite de ses activités. Pour vérifier l'intérêt de prolonger ou non le groupement, un audit a été lancé par l'Etat, via les inspecteurs généraux du ministère de l'Ecologie. Tous les acteurs du Gipreb sont successivement auditionnés. Une première réunion a déjà eu lieu le 21 juin et, le 3 juillet, les dix maires des communes membres et les quatre présidents des associations d'aménagement des bassins versants ont été reçus en sous-préfecture. "Nous attendons une réponse d'ici à la rentrée", précise Serge Andréoni qui a sollicité de nombreux soutiens d'élus, dont des députés européens, pour le soutenir dans son combat. L'avenir du GIPREB en question (Le marin, 18/08/06) Le GIPREB va-t-il ou non disparaître à la fin de l'année ? Crée en 2000 dans le contexte d'un plan Etat-région pour une durée de 6 ans, il devrait logiquement être dissous. "Hors de question" plaident la plupart des élus et des associations riveraines du plan d'eau. "Il a démontré son utilité, il faut maintenant les moyens d'aller jusqu'au bout", poursuit Serge Andréoni, maire de Berre et président du Gipreb. Depuis sa création, le groupement s'active pour réaliser une dérivation des eaux douces de la Durance et protéger ainsi le plan d'eau. "Un projet pharaonique (NDLR : estimé à plus d'un milliard d'euros) et qu'il faudrait au moins 10 ans pour réaliser", rétorquent les opposants. Le Gipreb emploie sept personnes dispose d'un budget annuel de 1,5 million d'euros. Il réalise des études (comme par exemple sur le nettoyage des plages souillées par les ulves) et un suivi scientifique de l'étang de Berre. Une mission interministérielle de l'Inspection générale a été mandatée pour réaliser un audit sur le Gipreb ; elle doit rendre sa conclusion à l'automne.
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