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Le préfet annonce
la réouverture du Rove (La Marseillaise - 02/02/06)
C'était une première et la venue du Préfet en mairie de Berre-l'étang afin d'y rencontrer les élus locaux et acteurs du Groupement d'intérêt public pour la réhabilitation de l'étang de Berre a en tous cas satisfait les intéressés. Objectif de cette rencontre : "faire le point sur ce dossier difficile " de la réhabilitation de l'étang de Berre, autrement dit, "écouter les élus et leur donner des indications sur l'évolution de ce dossier", expliquera le préfet, Christian Frémont. Après le rejet par la Commission européenne de la solution proposée par la France pour mettre un terme à la pollution de l'étang de Berre, l'Etat français doit en effet revoir sa copie et faire de nouvelles propositions. Et c'est justement là, "sur les orientations prises par l'Etat", que résidaient les principales inquiétudes des défenseurs de l'étang. Selon eux, outre que "la solution qui consisterait à diminuer la quantité d'eau rejetée dans l'étang pourrait avoir des conséquences négatives au plan économiques et écologiques"sur la basse Durance, "ses bénéfiques sur l'étang seront plus qu'incertains". Ils craignent ainsi que "la réhabilitation soit effacée au profit d'une hypothétique amélioration partielle". Et de s'opposer à "une amélioration au rabais". La France devant "donner des signes forts à Bruxelles", Christian Frémont a confirmé la relance du projet de réouverture du tunnel du Rove à la courantologie. Sachant que les financements sont acquis. "L'affaire est en marche, a-t-il précisé, il ne faut plus perdre de temps, nous en avons déjà trop perdu. Une réunion des financeurs doit ainsi se tenir "dans les prochaines semaines". Quant à la dérivation des rejets de la centrale EDF de Saint-Chamas, "solution extrêmement coûteuse, compliquée sur le plan technique et environnemental", elle ne peut en tous cas selon le préfet "être le coeur de la réponse actuelle", l'Europe réclamant "des résultats immédiatement perceptibles". Pour autant, le Préfet promet qu'il ne manquera pas de faire "remonter" aux échelons supérieurs la revendication de la dérivation réaffirmée hier par les élus. |