Chasse

La chasse est une pratique bien implantée sur l'étang de Berre. Tirant profit du caractère d'interface entre terre et mer de l'étang, elle concerne aussi bien le gibier d'eau (sarcelle d'hiver, souchet, colvert, pilet...) que les espèces terrestres (perdreaux, faisans, lapins, grives, pigeons...).
 L’étang de Berre abrite de nombreux sites chassés, avec une grande diversité de milieux, collines à garigues et forêts méditerranéennes, zones humides et rivages maritimes. Les pratiques de chasse sont très variées et donnent lieu à une organisation complexe des acteurs sur le territoire. La chasse « terrestre » compte environ 1800 pratiquants organisés :
en sociétés de chasse déclarées et affiliées à la fédération départementale de chasse ; chaque commune pouvant abriter plusieurs sociétés sur son territoire.
en associations, sur de grands domaines privés pour lesquels la chasse répond à des règles internes, régies par le propriétaire, ou elles mêmes directement affiliées à la fédération départementale de chasse si le propriétaire n’édicte pas de règles particulières.
La chasse maritime fonctionne sur le mode associatif. L’Association de chasse maritime de l’étang de Berre jouit d’un bail sur 12 communes riveraines de l’étang de Berre autorisant la chasse sur le DPM. Les adhérents de l’ACMEB, environ 250, disposent de 99 huttes de chasse et pratiquent sur une zone de 300m au delà de la ligne des plus hautes vagues.
Pour la chasse au gibier d'eau, 99 huttes sont installées sur le domaine public maritime, tout autour de l'étang. S'y ajoutent 280 chasseurs à la botte qui chassent à pied sur la marge littorale de l'étang puis partagent une hutte. Au total, les 350 chasseurs au gibier d'eau chassent environ 250 canards par an.
Ce sont environ 560 chasseurs qui pratiquent leur activité sur le pourtour de l'étang de Berre.
Néanmoins, la chasse est une activité en déclin de manière générale sur l'étang de Berre comme au niveau national.
200 chasseurs sont réunis au sein de la société de chasse de Miramas. L’hiver est la saison de leur loisir. Mais durant toute l’année
ils veillent aussi sur leur réserve de 840 hectares. Ce terrain, pour la grande part municipal, les chasseurs le surveillent et
l’ensemencent même chaque année sur 37 hectares, afin que les animaux puissent se nourrir.