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Comité d'étang du 18 décembre 2014

Le Comité d'étang de Berre s'est réuni au théâtre de Fontblanche à Vitrolles le 18 décembre 2014. L'occasion de faire le point sur l'avancement du Contrat d'étang et plus particulièrement d'illustrer l'engagement des collectivités riveraines en faveur de la restauration de l'étang de Berre. L'occasion aussi d'initier la construction de la saison 2.

 

"Les actions de la saison 2 viseront, dans la droite ligne des objectifs du contrat et de la saison 1, à poursuivre les efforts pour les écosystèmes, les usages, les rives et l’image de l’étang" a souligné le président du Comité d'étang, Serge Andréoni

Les priorités  pour le volet écosystème demandées par le Comité d’agrément du bassin Rhône Méditerranée étaient :

-         La lutte contre l’eutrophisation, la stratification et l’anoxie des eaux.

-         La restauration des peuplements (zostères et macrofaune benthique

A l’issue du contrat et après bientôt 10 ans d’expérimentation de la réduction des rejets EDF, les améliorations sont faibles et limitées à la bordure littorale.

"Ce n’est pas ces améliorations qui permettront d’atteindre le bon état des eaux demandé par l’Europe", a insisté Serge Andréoni. "Alors, faisons ce que le Comité d’agrément nous a demandé : allons plus loin !

-         A court terme, exigeons une nouvelle réduction de moitié des rejets EDF, puisqu’on constate que la réduction des rejets EDF est bien le levier efficace pour la restauration de l’étang de Berre

-         Dès à présent, parlons sérieusement des conditions financières pour la réalisation de la dérivation dans une optique de développement durable qui consiste à ne pas impacter un autre milieu comme celui de la Durance et pour répondre enfin aux exigences de l’Europe quant au développement des énergies renouvelables."

Il y a des choses à approfondir notamment

-         sur la gestion des pollutions pluviales,

-         les apports de toxiques

-         la restauration des petits cours d’eau affluents.

"Aujourd’hui les collectivités s’investissent, l’Etat s’est engagé et nous accompagne pour le tunnel du Rove mais on attend également de lui des orientations fortes pour l’avenir écologique de ce territoire, et notamment un positionnement clair quant à l’avenir des apports d’eaux douces EDF" devait-il conclure.

Présentation du bilan intermédiaire de saison 1 :

L’avancement du programme d’actions montre un bon niveau de réalisation avec 110 opérations engagées sur les 171 prévues. Une répartition des actions engagées homogènes sur les quatre volets du contrat et des montants proportionnels aux montants prévus.

L’évaluation de l’évolution des indicateurs définis dans le tome 2 du contrat permet d’avoir un regard global sur l’effet des actions engagées.

Pour ce qui concerne les usages, le suivi des indicateurs montre une certaine stabilité pour la pêche, la chasse et la plaisance. Pour le nautisme, la principale évolution se trouve dans le nombre de manifestations organisées tandis que le nombre d’adhérent est relativement stable. Pour ce qui est de la baignade, la fréquentation augmente régulièrement sur l’ensemble des plages avec une moyenne annuelle globale de 1,65 % totalement cohérente avec les prévisions de l’étude socio économique dans le cadre du scénario tendanciel.

Pour la gestion des rives, les indicateurs s’appuient sur l’inventaire Natura 2000 mis à jour en 2013 et permettant de connaître l’état initial en terme de superficie d’habitats communautaires, d’espèces à enjeux, et de surface de zones « de nature ».

Pour l’image, l’indicateur initialement envisagé se montre compliqué à mettre en œuvre et devra être redéfini.

 

Travaux sur le réseau d’assainissement entre Miramas et Saint-Chamas

Gérard Guillemont, adjoint au maire de Miramas, indique que les travaux de reprise du réseau d’assainissement dans ce secteur sont achevés à 95 %. Ces investissements représentent un ensemble de près de 80 M€ même si certains ouvrages doivent encore être repris pour limiter les arrivées d’eaux domestiques issues de la galerie Bardin. Parallèlement d’autres travaux ont été réalisés sur la commune de Saint-Chamas et Miramas pour réduire les fuites d’eaux usées non traitées de la canalisation traversant la poudrerie. Enfin d’autres travaux ont été menés pour réduire les rejets, notamment un PLU avec un schéma d’assainissement pluvial général. Gérard Guillemont ajoute que des travaux d’extension du réseau collectif sont prévus dans les années à venir et que la commune de Miramas a stoppé toute utilisation des produits phytosanitaires dans une logique d’avenir permettant d’atteindre un zéro rejet dans l’étang.

 

Travaux sur les réseaux d’eaux pluviales sur Vitrolles

Loïc Gachon, Maire de Vitrolles, présente le schéma directeur des eaux pluviales. Ce schéma est particulièrement important du fait de la superficie du bassin versant Vitrollais, du taux d’imperméabilisation des sols et le dénivelé très fort du territoire communal avec les deux cuestas successives. Le secteur sud est particulièrement bien doté depuis les années 1980 avec des bassins adaptés. Dans la partie nord, la situation est beaucoup plus complexe avec des routes devenues boulevards urbains sans équipement de drainage. 

 

Réouverture à la circulation d’eau marine du tunnel du Rove

Jean-Michel Bocognano, Service annexe des voies navigables, présente l’avancement du programme de travaux et rappelle que la situation administrative compliquée de 2012 a considérablement ralenti la prise de décision pour la sélection de la maîtrise d’œuvre. Le groupe Egis aujourd’hui désigné pour effectuer cette mission de maîtrise d’œuvre est aujourd’hui au travail et a déjà engagé les relevés topographiques complémentaires sur les ouvrages existants et ceux où s’esquissent les futurs aménagements. Des relevés géotechniques sont fait sur le tracé de la future galerie de contournement de l’éboulement. Les communes de Gignac et Marignane font preuve d’une mobilisation forte autour du projet pour la définition précise des emplacements des différents ouvrages. Les secteurs concernés sur Marignane font l’objet d’une forte concentration d’usages et nécessitent donc une approche très pragmatique. Le prochain comité de pilotage sera assez dense et permettra de présenter différentes options techniques et financières pour envisager au printemps la présentation d’un avant projet qui sera la base des études réglementaires. L’accumulation de ces opérations permet d’envisager un début des travaux mi-2016 pour un démarrage de l’expérimentation à l’hiver 2017.

 

Temps d’échange n°1 :

Bernard Niccolini, Président de la "coordination étang marin" précise que les délais s’allongent toujours dangereusement car entre les deux derniers COPIL espacés de 6 mois, 4 mois ont été perdus sur le planning prévisionnel.

Jean Michel Bocognano reconnaît de nombreux retard dans la phase de démarrage, mais précise que ces retards n’ont pas vocation à se reproduire. Le rôle moteur de M. le sous préfet a permis de mettre en place un dispositif d’alerte rendant les acteurs beaucoup plus réactifs face à la complexité du projet.

Le sous-préfet, Simon Babre ajoute que le qualificatif « expérimental » s’applique également à la méthode de travail. 

 

Installation d’une passerelle piétonne sur le canal du Rove à Marignane

Lorenzo Roccaro, premier adjoint du Maire de Marignane, présente l'installation d'une passerelle piétonne sur le canal du Rove dont l’enjeu pour la commune est de pouvoir relier à pied le secteur nord et le secteur sud, en donnant accès à ses zones naturelles. La passerelle de 40 mètres représente un investissement de 67 000 €, son caractère amovible permet de s’adapter à la circulation des navires sur le canal et rempli l’objectif de valorisation des rives de l’étang.

 

Opérations portées sur le littoral par la commune de Saint-Mitre les remparts

Béatrice Aliphat, maire de Saint-Mitre les Remparts, présente les actions engagées par sa commune, à ce jour non inscrites au contrat mais qu’elle espère voir intégrer la saison II.

Des appareils de mesure des substances dangereuses ont été mis en place sur les réseaux pluviaux et un demi-poste de technicien a été ouvert pour assurer la gestion du littoral et des réseaux. Pour les algues, la commune a développé un système de ramassage qui représente un coût de 50 000 € avec 265 tonnes d’algues ramassées en 2014.

Concernant l’amélioration des rives, des contacts ont été pris avec la DTTM pour requalifier les enrochements déposés sur le littoral de la commune et envisager des acquisitions foncières sur le littoral pour mieux développer les activités nautiques. Concernant les baignades, les projets visent à renforcer les équipements (douches sanitaires, sable, poste de secours) sur la plage de Massane. La surveillance est assurée par le SDIS, ce qui a eu pour effet l'augmentation de la fréquentation de la plage. Le développement des activités nautiques a conduit à la multiplication par 5 de la fréquentation entre 2012 et 2013 puis par 2 en 2014. Concernant l’image de l'étang, le bulletin municipal reprend les articles transmis par le Gipreb.

La commune porte également de nombreux projets dont le schéma de zonage pluvial, la création de bassins de rétention des eaux pluviales et l’expérimentation d’un barrage flottant pour faciliter la dérive des algues, l’acquisition foncière de parcelles littorales, le développement avec Istres la plage de Varage et la poursuite du sentier littoral au bord de l’étang. A plus long terme, l’opportunité d’un espace environnemental de loisirs sera étudiée en arrière de la plage d’Arthur.

 

Ballade de l’Olivier à Istres

La ville d’Istres soutient le projet de réhabilitation de l’étang de Berre, tant sur le plan de l’image qu’en ce qui concerne la restauration écologique. Avec l’aide du Conseil Général, deux plages ont été aménagées et ont, dès lors, connu un véritable succès. L’aménagement d’une troisième en lien avec la commune de Saint-Mitre les Remparts est en projet. L’opération mise en lumière  porte sur l’étang de l’Olivier. Les populations ont clairement tourné le dos aux milieux aquatiques, et les aménagements prévus ont vocation à faire se réapproprier les rives par le public.  Il y a notamment tout l’aménagement terrestre permettant la circulation piétonne, puis les équipements (pontons, passerelles) permettant de mieux considérer le plan d’eau.

 

Restauration du site archéologique de Tholon à Martigues

Le site de Tholon est aujourd’hui à 1,5 km du centre ville, et dans le cadre des travaux d’aménagement du lycée Paul Langevin, de nombreux vestiges de l’ancienne cité de Maritima ont pu être découverts. L’opération aujourd’hui terminée, concerne la restauration d’un système d’adduction d’eau constitué de deux citernes, deux canaux d’alimentation et d’un système de surverse à l’étang pour un montant de 400 000 € au total.

 

Présentation du kit pédagogique

Le Gipreb s’est engagé dans la création d'un kit pédagogique à la suite de l’étude des « stratégies d’éducation autour de l’étang de Berre ». Cette étude avait permis de relever les besoins prioritaires des acteurs locaux en termes d’éducation à l’environnement et de les intégrer en partie au contrat d’étang. La création du kit pédagogique s’articule autour de deux priorités :

Ÿ Apporter une information juste et d’actualité

Ÿ Pouvoir être utilisé dans le cadre du programme scolaire

Pour cela, il a été nécessaire d’effectuer une analyse fine des programmes scolaires pour les différents niveaux et les différentes matières (les deux portes d’entrée retenues sont les sciences de la vie et de la terre et la géographie) et de mettre en place dans le cadre de l’étude un partenariat avec des enseignants étudiant déjà l’étang de Berre dans le cadre de leurs cours.

Ainsi, 7 séances « clés en main » ont été construites avec tout un ensemble d’outils et de ressources adaptés à chaque séance. Ces ressources ont également vocation à pouvoir être exploitées dans un cadre autre que scolaire en fonction des besoins et du sens de l’animation souhaitée autour de l’étang de Berre. La diffusion du Kit se fera par internet et via une campagne d’information du Gipreb. La campagne d’information sera basée sur des mini-séminaires avec des groupes d’acteurs, animateurs de base de voile, responsables service Education jeunesse des collectivités, enseignants et transmission de courriers au responsable pédagogique du rectorat, de l’inspection d'académie et aux enseignants. Pour enrichir la démarche une demande de labellisation Education nationale du Kit sera prochainement engagée.

 

Temps d’échange n°2 :

M Marza du Cemac souhaite insister sur le fait que le travail sur la dérivation est prioritaire et n’est pas un point secondaire à engager ultérieurement comme le laisse sous entendre M Le Sous-Prefet. Les arrivées d’eaux douces de la Durance sont aujourd’hui encore la principale source de dégradation du fonctionnement écologique de l’étang et la dérivation doit rester au cœur des réflexions. Que compte faire l’Etat pour avancer ?

Gérard Nevière souhaite s’exprimer sur les conflits d’usages et les nuisances que peuvent provoquer notamment les jets ski sur le plan sonore et environnemental.

Béatrice Aliphat indique que sur la commune de Saint-Mitre les Remparts un compromis a été trouvé avec la mise en place d’un balisage adapté du chenal des 300 mètres et le conventionnement avec un exploitant responsable et respectant les règles de navigation.

Simon Babre indique que la dérivation repose sur deux préalables :

Ÿ Le retour sur l’expérimentation Rove pour voir l’évolution du milieu

Ÿ le partage des points de vue pour la définition d’une étude complémentaire à l’étude socio économique.

Bernard Niccolini précise que si une raison ou une autre venait contraindre la réalisation du projet Rove, la réhabilitation de l’étang serait définitivement bloquée. Par ailleurs, il rappelle que c’est l’Etat qui a porté et validé les études techniques statuant sur la faisabilité des différents scénarios. Par la suite, l’étude socio-économique a été portée par le Gipreb (sous sa forme GIP) en collaboration pleine et entière avec  l’Etat et EDF avec l’association des populations et que, si des réserves ont été formulées par EDF sur certains points de calculs, cela ne remet pas en cause la validité de l’étude. Enfin, le lissage n'a été accepté que de manière provisoire. On ressent aujourd’hui une légère amélioration de la situation de l’étang même si sur le plan écologique cela reste très dégradé. Mais la notion de provisoire ne doit pas être oubliée et il faut que l’Etat affiche sa position, à savoir si la situation actuelle a vocation à être prolongée ou si des nouvelles limitations des rejets dans le cadre d’une suite de l’ expérimentation sont envisagées en attendant la dérivation.

M Babre indique  que la position de l’Etat n’est peut être pas complètement satisfaisante mais qu’elle est aussi ouverte et peut évoluer. L’effort doit porter sur la concertation pour permettre à l’ensemble des parties prenantes de s’exprimer.

Gérard Nevière indique que le régime actuel est néfaste à l’étang de Berre et à la Durance avec des menaces fortes pour l’un ou l’autre des milieux si l’on tente de soulager l’un sur le dos de l’autre. Par ailleurs, les acquis sur l’étang sont fragiles car selon les choix d’exploitation de la Chaine Durance Verdon, les rejets pourraient être plus importants que ce qu’ils sont aujourd’hui. En situation de risque pour les populations suite à des épisodes de crue du Rhône, le choix symbolique d’ouvrir les vannes sur l’étang de Berre pourrait également être fait et la situation de l’étang se dégrader très rapidement.

Corinne Roux de l'association « Ecoute ta planète » indique que dans le cadre du contrat de delta de Camargue les problèmes d’érosion sont prépondérants et que les apports de limons de la Durance au Rhône pourraient être bénéfiques à la Camargue.

 

Observatoire du milieu : état écologique du milieu

L’action Observatoire du milieu comprend un certain nombre d’opérations, mais c’est essentiellement le suivi écologique du milieu qui sera détaillé. Il porte sur les paramètres hydrologiques, la qualité des sédiments, les macrophytes et les peuplements de moules et la macrofaune benthique. Le suivi mis en œuvre dans le cadre de la DCE rencontre toutefois des problèmes d’opérationnalités et les seuls résultats officiels disponibles sont ceux de 2009. Ces résultats de 2009 indiquent pour le grand étang que la situation est plutôt bonne pour l'hydrologie, par contre pour les herbiers et la macrofaune benthique la situation est médiocre à mauvaise. Pour l’étang de Vaïne, la situation est légèrement meilleure avec des indicateurs moyens à médiocres.

La dernière campagne DCE a été menée en 2012 mais les résultats ne sont toujours pas officiellement validés. Si on se réfère aux derniers résultats du Gipreb qui sont utilisés pour alimenter la grille DCE, les indicateurs montrent en 2013 une qualité mauvaise pour l’hydrologie  sur le grand étang et l’étang de Vaïne, pour les macrophytes, on observe leur présence sur 4-5 stations parmi les 50 échantillonnées normalement pour la DCE. Si on s’appuie sur les surfaces de recouvrement, la qualité reste mauvaise. Pour la macrofaune benthique le classement est également mauvais. Sur la bordure littorale, des améliorations sont constatées sous la forme de colonisation des tout petits fonds par les coques et les palourdes. L’observatoire c'est aussi la gestion de la base de données, la mise à jour du modèle hydrodynamique, le suivi des pêcheries, l’étude des pollutions diffuses, notamment pluviales, et l'étude des stocks de bivalves fouisseurs. 

 

Actions et contributions EDF

Julie Mosseri présente les contributions d’EDF aux actions du contrat d’étang et les actions portées en pilotage direct par EDF.

Volet B. Usages

- Semi-marathon canoë-kayak de l’étang de Berre 

Volet D. Image de l’étang

- Edition des actes des rencontres Lagun’R 

- Publication du Contrat d’étang 

- Elaboration d’un kit pédagogique

Volet A – Ecosystèmes aquatiques

- Observatoire du milieu – financement de l’opération 2 portée par le Gipreb 

- Suivi physique de l’étang - mesure en continu de la salinité, de l’oxygène, les courants

- Application d’un modèle d’eutrophisation – couplage opérationnel des deux compartiments physique et biologique sur le court terme 

- Etudes des contraintes hydrodynamiques sur le développement des herbiers – études des freins hydrodynamiques à l’extension des herbiers vers le large. Un modèle local développé sur la pointe de Berre est en cours de validation et permettra de proposer des solutions d’ingénierie écologique favorable au développement des zostères indigènes. 

- Dispositif de bullage – le projet visait à lutter contre la stratification par l’injection de bulles d’air depuis le fond afin d’homogénéiser les couches d’eau. Les études préliminaires laissent apparaître des contraintes importantes et des délais d’études particulièrement long et hors d’échelle avec le contrat d’étang. EDF proposera de s’orienter vers d’autres projets de restauration écologique, la mise en place de récifs artificiels sur les secteurs portuaires, l’installation de brasseurs mécaniques, la réimplantation de Cystoseires.

Julie Mosseri conclut en rappelant l’implication d’EDF dans le contrat et son engagement dans la saison 2. 

Simon Babre souhaite savoir si le projet de bullage est abandonné parce que trop long ou parce que la technique n’est pas disponible ?

Julie Mosseri précise qu’effectivement les techniques permettant d’évaluer la faisabilité du projet et son dimensionnement ne sont pas au point et que leur développement mène à des échéances plus lointaines que 2018. Le projet n’est pas abandonné, il est mis en suspens.

 

Aménagements du littoral de Saint-Chamas

La nouvelle municipalité est attachée à un projet pour lequel l’étang joue un rôle central. La plaisance et la pêche sont très présentes avec quatre ports dont deux départementaux destinés à la pêche et une base nautique au fonctionnement très développé. La seule plage identifiée est aujourd’hui celle de la Digue, site de la base nautique municipale alors que de nombreux sites de Saint-Chamas sont propices à l'activité balnéaire. La commune souhaite faciliter l’accès à l’étang et les administrés expriment leurs attentes au regard de ce qui ce passe sur les autres villes riveraines. L’ambition est donc de développer les usages tout en évitant les conflits. Pour cela il faut envisager l’extension du sentier de découverte du littoral avec un gros travail en matière d’urbanisme, des aménagements urbains pour créer une promenade littorale, dite des Poudriers,  la création d’une plage et des équipements annexes (plan de balisage, évaluation de la qualité de l’eau, lutte contre les assainissements non collectifs, définition du profil des eaux de baignade) dans le cadre d’un travail partenariale. La municipalité souhaite rendre à la commune son caractère balnéaire et son identité maritime.

 

Plan de gestion de la tête noire

Après avoir resitué la commune de Rognac,  Chantal Clisson, conseillère municipale de Rognac, présente l’intérêt de la ville pour les marais de la tête noire d’une grande richesse écologique et pour lesquels en partenariat avec le Gipreb et le Conservatoire du littoral, un plan de gestion sera élaboré au cours de la saison 2 du contrat afin d’harmoniser les différents usages et préserver les richesses naturelles.

Valorisation du littoral du Jaï à Châteauneuf-les-Martigues

La plage du Jaï a été aménagée avec l’aide de la Communauté Urbaine, notamment la réfection du pont puis la création d’une mise à l’eau pour les embarcations à moteurs distincte de celle destinée aux secours et la création de parking, du poste de secours et des douches. Les projets à venir s’articulent autour de la volonté d’une maîtrise ouvrage unique pour le ramassage des algues, et l’accompagnement du projet Medma portée par la CCIMP sur les 20 ha de l’anse de la Mède.

Temps d’échange n°2 :

William Tillet – Premier Prudhomme de pêche, rappelle que le monde de la pêche est fortement opposé au système de bullage qui effraie le poisson.

EDF rappelle que ce projet est aujourd’hui mis de côté. Jean-Christophe Suau, d'EDF, souligne que le compartiment moule qui n’a pas été présenté dans le cadre de l’Observatoire a réagi favorablement à l’augmentation de la salinité moyenne.

Guillaume Bernard, chargé de mission scientifique du Gipreb indique que sa présentation portait sur les indicateurs DCE et que le compartiment moule n'en fait pas partie.

Rolland Mouren, maire de Châteauneuf-les-Martigues, précise que la présence des moules dans le canal est assez irrégulière et que de nombreuses améliorations sont attendues avec la réouverture à la circulation d’eau marine du tunnel du Rove.

Bernard Niccolini s’interroge sur la réflexion engagée aujourd’hui par EDF sur l’impact des vagues sur les zostères. Pourquoi les vagues empêcheraient-elles le développement des algues aujourd’hui alors que vraisemblablement il y avait également des vagues avant les apports d’eau douce ?

Jean-Christophe Suau précise que les herbiers jouent un rôle d’autoprotection et que la mise en place d’une première barrière « cassant » l’hydrodynamisme favorise le développement des herbiers et leur renforcement. Par la suite la première barrière peut être enlevée. Concernant la salinité, les gammes de variation de l’étang de Berre sont aujourd’hui compatibles avec le développement des zostères.

Serge Andréoni remercie la ville de Vitrolles pour son accueil, souligne la qualité des opérations réalisées par les collectivités en particulier et rappelle les attentes des acteurs sur la réouverture du tunnel du Rove et  la dérivation. Il précise que les investissements à réaliser peuvent être neutres pour l’Etat et que la démonstration en sera faite auprès du ministre et que par ailleurs le lissage des rejets n’a été accepté que comme une étape transitoire vers la dérivation. Il faut une réponse étatique indiquant la volonté de l’Etat sur ce projet.