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Lieu de confrontation des eaux douces du bassin versant et des apports
d’eaux marines entrant par le grau , les lagunes peuvent être considérées
comme de véritables écotones.
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Généralités sur les
lagunes méditerranéennes

Elles se caractérisent par leur température et leur salinité variables
dans l’espace et dans le temps. Elles ont aussi tendance à s’enrichir en
matière nutritive et en conséquence être le site d’une production primaire
élevée.
Ce sont des étendues d’eau dont les caractéristiques sont hétérogènes dans
le temps et l’espace, avec un état d’équilibre instable. La vie y est
déterminée et réglée par les variations de salinité et de température, et
plus particulièrement par leurs extrêmes. Les êtres vivants les peuplant
sont très euryvalents (euryhalin , eurytherme).
La vie dans ces étangs ne persiste, en grande partie, que grâce aux
apports venant de la mer. Les migrations sont essentiellement réglées par
des besoins de nourriture, de chaleur ou des nécessités liées à la
reproduction. En comparaison avec la mer, la richesse spécifique est
faible et décroît de l’ouverture vers l’intérieur. La pauvreté en espèces
est souvent compensée par une concentration démographique de chacune
d’elles, relativement plus importante qu’en mer. En ce qui concerne les
poissons, les lagunes sont des lieux privilégiés de rassemblement des
alevins et juvéniles, car ce sont des milieux favorables à leur
croissance.
Un écosystème
unique en son genre
Les lagunes sont toutes différentes les unes des autres au niveau
morphologique (profondeur, taille du bassin versant, importance des
échanges avec la mer, conditions climatiques…) et par conséquent au niveau
de leur fonctionnement écologique. La salinité moyenne de la plupart des
lagunes est très variable au cours de l’année. Les lagunes mono-typique du
point de vue de la salinité sont extrêmement rares.
Une typologie lagunaire
Il est néanmoins possible de ressortir une typologie lagunaire en fonction
des caractéristiques de salinité et de profondeur. D’autres paramètres
sont également importants comme la superficie totale ou celle du bassin
versant. La typologie lagunaire définit des classes en fonction de la
salinité moyenne :
Limnique : 0,5 g/l Oligohalin : 0,5-5 g/l Mesohalin : 5-18 g/l Polyhalin:
18-30 g/l Euhalin : 30-38 g/l Hyperhalin : 38 g/l
L’étang de Thau par exemple dont les composantes morphologiques sont
comparables à celles de l’étang de Berre (un étang tectonique avec une
grande profondeur moyenne, de première ligne, c’est-à-dire en relation
directe et permanente avec la mer d’où il ressort un volume d’échange
d’eau important entre les deux milieux, avec théoriquement une salinité de
type polyhalin en hiver et hyperhalin en été.
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