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L’étang de Berre représente un milieu écologique unique en méditerranée
occidentale. Un milieu qui a malheureusement subi une forte dégradation au
fil du temps et présente des symptômes très inquiétants. Seule la
mobilisation de tous et une politique volontariste de réhabilitation
pourront rendre à l’étang de Berre son caractère marin et vivant.
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Une lagune
méditerranéenne sous pression !

L’étang de
Berre est l’une des principales lagunes de Méditerranée occidentale. Son
emplacement, sa superficie importante et son climat méditerranéen en
avaient fait un espace idéal pour les populations.
L’industrialisation des rives de l’étang dans les années 30, avec la mise
en service des raffineries, l’exploitation de l’usine hydraulique de
Saint-Chamas, la logique d’urbanisation avec la création de « villes
nouvelles » ont participé à la mise sous pression de l’ étang, engendrant
un certain nombre de dysfonctionnements du milieu.
Aujourd’hui, l’industrie côtoie
les zones humides et espaces naturels,
les
bases de loisirs, les plages et les flottilles de pêche, dans un équilibre
parfois précaire…
Les grandes maladies de l’étang sont aujourd’hui reconnues par tous :
Les brutales variations de la salinité, journalières ou au fil des
saisons, dans les différentes parties et profondeurs de l’étang, sont un
important facteur de déstabilisation du milieu. Le niveau trophique,
marqué par des poussées phytoplanctoniques et par la prolifération
d’ulves, constitue un autre point inquiétant. Le déficit en oxygène
empêche toute vie au centre de l’étang. La pollution chimique, même piégée
dans les sédiments, reste menaçante en cas de remobilisation.
La qualité des eaux de baignade montre une dégradation globale au cours
des 10 dernières années.
Une véritable explosion démographique
Le territoire de l’étang de Berre a vu sa population plus que doubler en
30 ans : on compte aujourd’hui 230 000 habitants contre 113 000 en 1968.
Le même phénomène a été observé dans les 57 communes du bassin versant
naturel, qui regroupent aujourd’hui 600 000 habitants.
80% de la population du pourtour de l’étang est concentrée au sud de
l’étang, sous la diagonale reliant Istres à Vitrolles (600% d’augmentation
entre 1968 et 1999 pour cette dernière ville). La densité moyenne de la
population, avec 632 hab/ km2, y est plus du double de la moyenne
départementale.
Une forte activité industrielle
L’étang de Berre est une zone de forte activité industrielle, commerciale
et artisanale. Raffinage et pétrochimie sont très présents, notamment avec
les complexes de Shell et Total ; 22 pipe-lines traversent l’étang.
L’aéronautique occupe également une place importante, avec l’aéroport de
Marignane ou la société Eurocopter. EDF exploite la centrale
hydroélectrique de Saint-Chamas depuis 1966. Enfin, les zones
industrielles et commerciales sont nombreuses, dont celle des Estroublans
sur la commune de Vitrolles qui s’étend sur près de 500 hectares.
Une flotille de 43 navires
Au 31 décembre 1999, la flotille de pêche
totalisait 43 navires répartis en 35 entreprises. Ces armements
regroupaient 41 personnes dont 35 patrons et 6 matelots. Les principales
espèces pêchées sont l’anguille, le muge, la daurade, le loup et l’athérine.
Une zone de loisirs périurbaine
Mal identifié et mal perçu par ceux qui n’y habitent pas, l’étang de Berre
est pourtant un espace de loisirs où se développent de multiples usages
(chasse, pêche, footing, promenade à pied ou à vélo, baignades et
sports nautiques…). Les
populations riveraines en ont fait un véritable lieu de vie qui pourrait,
dans une logique de réhabilitation, acquérir une autre dimension
d’envergure régionale.
En matière d’activité nautique, il représente 1/4 de l’offre dans le
département :
11 clubs de voile (1 528 adhérents en 2000),
2 clubs d’aviron,
8 ports dédiés à la plaisance et/ou à la pêche (2532 places) ;
10 plages controlées par la Direction des affaires sanitaires et sociales.
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