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  • Un territoire à vivre
  •   /  Un territoire d'exception

La mer de Berre

Cette tache bleue imposante sur la carte des Bouches-du-Rhône, située entre le Rhône et le port de Marseille, représente l’étang de Berre, une mer intérieure qui résiste vaillamment aux agressions extérieures et conserve un biotope typiquement méditerranéen, riche de ses zones humides. L'étang de Berre a d’ailleurs été choisi par l'Europe pour la mise en oeuvre du programme Natura 2000 qui vise à préserver la biodiversité de certaines zones humides tout en valorisant les territoires concernés.

 

Mais l’étang de Berre évoque immanquablement la colonisation industrielle de l’espace naturel avec l’implantation de la pétrochimie en 1930, à quelques encablures du terminal pétrolifère de Fos-sur-Mer…C’est dès lors l’étang de la pollution pour les clichés médiatiques ! Mais pour les populations riveraines, c’est un territoire d’exception, qui mérite réparation…

L’étang, ses rives et son bassin versant

L’étang de Berre est l’une des plus grandes lagunes méditerranéennes d’Europe. Le bassin de l’étang de Berre est la terminaison occidentale du bassin sédimentaire d’Aix-en-Provence, entre les deux chaînons anticlinaux de la Fare au nord et de la Nerthe au sud. Creusée par l’érosion, la dépression fut envahie par la mer au quaternaire.

Sa superficie totale est de 155 km 2, sa profondeur moyenne de six mètres pour une profondeur maximale de 9,5 mètres, un volume d’eau de 980 millions de m3 : c’est le plus vaste plan d’eau salée relié à la mer en Europe.

Séparé de l’étang de Bolmon par le cordon sableux du Jaï, l’étang de Berre reçoit les eaux de l’Arc, de la Touloubre, de la Durancole et de la Cadière par l’intermédiaire du Bolmon. C’est son versant naturel, 1 700 km2. Le bassin versant de la Durance, s’y déverse artificiellement, par le biais du canal usinier d’EDF, 12 000 km2