Les baigneurs de retour

Depuis quelques années, les baigneurs sont de retour sur les plages de l'étang de Berre. Cet été, ils étaient encore plus nombreux.
 "Ces dernieres années, les efforts consentis par les collectivites locales en matiere d'assainissement, mais aussi d'aménagement des plages, ont permis le retour des baigneurs », se félicite Raphael Grisel, du Gipreb. D'abord, il y a trois ou quatre ans, sur celles des Marettes (Vitrolles), Champigny (Berre l'Étang), le Jai (Marignane) ou le Ranquet (Istres). « Mais cette annee, on a réellement observé la diffusion de ce phénomène sur la totalité des plages de l'étang, ajoute Raphaël Grisel. Et ce, même si en raison des orages estivaux et de quelques phénomènes encore incompris, la qualité des eaux a été un peu moins bonne que l'année dernière », précise-t-il. Le fait que les plages aient été aménagées, avec des douches par exemple, et que certaines d'entre elles, comme celles des Marettes et du Jai soient surveillées y est aussi pour beaucoup dans le retour des baigneurs.
Si les vacanciers et les riverains ont repris le chemin des plages de l'étang de Berre, il est en revanche une espèce qui s'est faite rare dans ses eaux. Ce sont les zostères, des plantes aquatiques primordiales pour l'écosystème puisqu'elles assurent le gîte et le couvert à bon nombre d'espèces de poissons. Alors que les herbiers de zostères occupaient 6 DOO ha de I'étang jusque dans les années 1950, ils ont fortement régressé depuis, pour ne subsister qu'en quelques points reliques sur seulement 2 000 m2. C'est pourquoi le Gipreb a entrepris, en mai dernier, la réimplantation expérimentale de zostères prélevées en mer. «Cela devrait nous permettre de comprendre pourquoi les zostères ne se développent plus dans l'étang », explique R Grisel. Pendant deux ans, les sites de réintroduction seront suivis et, si les résultats sont concluants, des opérations de plus grande envergure pourraient être envisagées.
Mais toutes les algues ne sont pas les bienvenues dans l'étang. « Même si c'est à moindre échelle, les ulves, plus connues sous le nom d'algues vertes, posent quelques problèmes dans I'étang. C'est pourquoi nous avons entrepris cette année des actions de ramassage de ces algues », annonce Raphaël Grisel. Toutes ces operations s'inscrivent dans le cadre du contrat d'étang, qui vise à restaurer et à améliorer l'écosystème de l'étang de Berre, à la fois pour la faune et la flore, mais aussi pour l'ensemble des utilisateurs •
CH, Objectif Méditerranée