Les sédiments dans l’Etang de Berre : estimation du dépôt depuis 1966 et des flux benthiques en azote et phosphore.

Les dépôts sédimentaires dans l’étang de Berre depuis l’ouverture de Saint-Chamas ont été estimés avec plusieurs méthodes complémentaires. La datation aux radioéléments de plusieurs carottes sédimentaires réparties dans l’étang a fourni des repères stratigraphiques très précis qui ont permis une très bonne estimation des dépôts entre ces années repères. L’analyse photographique des carottes, dans les parties laminées, a permis de reconstituer la chronologie des couches sédimentaires entre les repères stratigraphiques par le comptage des varves. La comparaison des sondages bathymétriques à différentes dates a fourni une vision plus globale, bien que moins précise, des dépôts à l’échelle de l’étang.
La demande benthique en oxygène et les flux benthiques en azote et en phosphore ont été mesurés à l’aide de chambres benthiques installées au nord et au sud du grand étang au cours de l’été 2009.
L’expérimentation montre que les flux à l’interface eau-sédiment sont plus intenses au nord qu’au sud de l’étang. Ceci s’explique par la proximité des apports continentaux au nord, et par des profondeurs moins importantes, laissant moins le temps à la matière organique qui sédimente de se dégrader dans la colonne d’eau. Quelle que soit la station, les flux mesurés sont caractéristiques d’un écosystème mésotrophe.
Marie-José Salençon1, Emma Gouze1, Gosse P.1, Reyss JL.1, Restituito F.1, Martin L.1, Raimbault P.2
1 Laboratoire National d’Hydraulique et Environnement – Electricité de France – R&D.
6 quai Watier, 78401 Chatou Cedex. France.
2 Centre d’Océanologie de Marseille
En vidéo :
Première partie
Deuxième partie