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Les syndicats de LyondellBasell ont été reçus au ministère

Le cabinet d'Eric Besson leur a assuré "la vigilance de l'Etat" sur le dossier du site de Berre

 

Depuis l'annonce le week-end demier de la "mise sous cocon" de la raffinerie de Berre, qui correspond à un sursis de deux ans de l'équipement, les salariés du site pétrochimique de LyondellBasell ont repris le travail. Mais cette situation plutôt inédite dans le paysage industriel français ne rassure pas pour autant les employés sur l'avenir à moyen terme des usines. L'intersyndicale
continue donc de frapper aux portes des pouvoirs publics pour obtenir, sinon des garanties, des soutiens officiels. Ce fut le cas
avant-hier à Paris, lorsque les mandataires des salanés de LBI ont rencontré, en présence du député UMP Eric Diard et du sous-préfet d'istres, Roger Reuter, des représentants des ministères de l'Industrie et du Travail.

"L'Etat peut apporter son expertise"

Une réunion plutôt satisfaisante, selon le député Diard : "L'intersyndicale a demandé au ministère de veiller au respect des engagements pris par LyondellBasell. L'Etat a promis qu 'il allait être vigilant sur ce dossier". Le parlementaire évoque également la volonté des pouvoirs locaux de voir le site pérennisé, car après tout, si la raffinerie est déficitaire selon la direction américaine de LBI, d'autres sites chimiques estampillés LyondellBasell, "comme celui de Fos", dégagent énormément de bénéfices. Du côté des syndicats, on reconnaît que l'appui de l'Etat - bien qu'un peu "tardif - est le bienvenu.
"Nous nous satisfaisons de le voir pleinement acteur du dossier, considère Remi Patron, de la CFE-GCG (Cadres), même s'il faut bien sûr rester vigilants et juger dans les semaines et les mois à venir. L'Etat peut par exemple apporter son expertise économique, se porter garant de la bonne conduite du travail qui va être mené de pair entre la direction de LyondellBasell et les
syndicats : ces groupes paritaires vont se pencher sur les aspects economique, social et technique. Le cas échéant, nous pouvons instruire ces études avec l'aide de I' Etat". Voilà pour le moyen terme. Mais au-delà ? Sur l'aspect énergétique à proprement parler, le députe Enc Diard reconnaît que l'avenir plus lointain du site nécessite une lourde réflexion : " L'après-pétrole, c'est encore un peu tabou Maîs il faut d'ores et déjà se pencher sur le long terme : les voitures hybrides vont vite arriver"
Julien DANIELIDES
jdanielides@laprovence-presse fr

La région
Le soutien de Michel Vauzelle
Hier, le président PS du Conseil regional, Michel Vauzelle, a rencontré des représentants de l'intersyndicale de LyondellBasell. Au cours de cette entrevue, il a réaffirmé son "attachement au maintien de l'industrie", rappelant qu'il avait soutenu "tous les  combats industriels de la région". Deux pistes ont été évoquées d'une part, l'interpellation par le CR des entreprises de raffinage du pourtour de l'étang de Berre pour susciter "la volonté d'un investissement mutualisé" - en d'autres termes, fabriquer un
hydrocraqueur pour produire du gazole, la France devant encore importer ce carburant alors qu'elle produit en grande quantité de l'essence, en perte de vitesse. Car comme le souligne Alain Ogouliguende, de l'intersyndicale, "nous continuons à croire que le raffinage a encore de l'avenir dans la région" Deuxième piste : introduire progressivement sur le site des technologies
innovantes pour développer la "chimie verte"

J D