Premiers résultats 6 mois après la transplantation des Zostères (campagne de janvier 2010).



Sur les 6 sites de réimplantation dans l’étang de Berre, les transplants des deux espèces (Zostera noltii et Z. marina) ne se sont maintenus que sur 4 d’entre eux (Figuerolles, Anse des Merveilles, delta de l’Arc, Pointe de Berre), ils ne sont plus présents sur les sites de Saint-Chamas et Vaïne. En première évaluation, les principales contraintes identifiées sont : l’accumulation d’ulves sur les transplants (qui limitent la pénétration de la lumière et créent des micro-conditions défavorables), et d’une manière plus générale le confinement des zones et l‘eutrophisation de l’eau.

Parmi les 4 sites présentant encore des transplants vivants à T+6mois, les meilleurs taux de survie sont relevés sur les sites de l’Arc et de la Pointe de Berre, à noter que ce sont également les deux sites sur lesquels se maintiennent encore les herbiers indigènes.

D’un point de vue méthodologique, les techniques des boutures simples et des mottes, donnent des résultats globalement comparables, pour autant la cohésion des rhizomes au sein des mottes confère à ces transplants une meilleure protection contre l’érosion par l’hydrodynamisme.

En conclusion, les résultats à 6 mois permettent d’abord de confirmer la validité de la méthode de transplantation appliquée. Quand à la survie des transplants, les conclusions ne pourront être définitives qu’à l’issue du second cycle annuel (fin du printemps 2011), en particulier après que les transplants aient passé l’été, période de stress important (pertes lumineuses liées au facteurs de l’eutrophisation, turbidité de l’eau, épiphytisme,..).