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Une pêche trop contrainte

 

La pêche dans l’étang est pratiquée par une trentaine de pêcheurs professionnels. En 2009-2010, le Gipreb a conduit une étude sur cette activité et a montré que la principale espèce pêchée est l’anguille. Viennent ensuite les daurades, les loups et les muges. Cette activité est fortement contrainte par les conditions du milieu, et par les évolutions de la réglementation : licence, quotas…

C’est pour cela qu’une diversification de cette activité est nécessaire. Le développement actuel des palourdes sur la bordure littorale peut ainsi constituer une opportunité. Mais avant d’envisager une ouverture de la pêche professionnelle, il est nécessaire de s’assurer de l’importance du gisement présent et de sa qualité sanitaire. Pour cela, le Gipreb a conduit en 2015, une étude de stock qui a montré que l’étang de Berre disposait d’un gisement de palourdes sur la frange littorale. Depuis le début de l’année 2016, le Gipreb en partenariat avec Ifremer et la DDTM conduit une étude de classement sanitaire. Les conclusions finales de cette étude sanitaire sont attendues pour le mois de juin et les étapes administratives à franchir laissent entrevoir une ouverture possible de la pêche professionnelle pour la fin de l’année 2017. Pour cela, il conviendra de définir en amont les modalités de pêche : technique, quotas, période, zones réserves et de mettre en place un suivi des stocks pour s’assurer d'une pêche durable.

Toujours dans cet esprit de pêche durable, les mytiliculteurs de Carteau qui ramassent aujourd’hui leur naissain dans l’étang de Berre à la drague envisagent de passer à du captage sur filière. Pour cela, ils conduisent une étude de faisabilité.

La pêche est une activité historique et majeure sur l’étang de Berre. Il est important de veiller à sa pérennité et de mieux comprendre cette activité, ses contraintes et ses attentes. Pour cela, le Gipreb va conduire à partir de cette année, une étude sur la pêcherie de l’étang de Berre. Cette étude vise à réactualiser l’étude réalisée en 2009 sur le nombre de pécheurs, leurs activités. Elle permettra aussi de réaliser une cartographie de l’effort de pêche. Mais surtout, cette étude va aussi s'intéresser à la pêche non professionnelle, en essayant de caractériser et de mesurer cette pression de pêche dans l’étang de Berre mais aussi dans le chenal de Caronte. C’est un volet rarement pris en compte.

 

Il faut aussi se poser la question des effets induits par la réduction des rejets EDF : on parle aujourd'hui de poissons dits « plus nobles » dans l'étang comme la sole, le loup, la daurade, du fait probablement de l'augmentation de la salinité. L'étude sur les peuplements et sur le rôle de la lagune dans le développement des juvéniles devrait nous apporter des réponses dans la saison 2 du Contrat.