Pressions et enjeux autour des usages

Dans leur situation actuelle les usages de l’étang de Berre et de son pourtour sont essentiellement soumis à deux types de pressions :
D’une part, la qualité intrinsèque du milieu et ses dysfonctionnements à l’origine de contraintes fortes pour la pérennité et le développement des activités d’exploitation des ressources marines et de nuisances, olfactives et visuelles pour les loisirs nautiques.
D’autre part, l’image véhiculée par l’étang, souvent associée au seul contexte historique d’une masse d’eau « polluée » et aux paysages à dominante industrielle d’une partie de ses rives, notamment l’étang de Vaïne.
Si des évolutions sensibles des niveaux de nuisances générés par ces deux principales pressions ont permis d’initier une diversification des activités d’exploitation des ressources marines, avec le captage de naissains de moules, et une légère augmentation de la fréquentation des sites de baignades par les populations riveraines, la qualité du milieu et l’image reste néanmoins les deux principales contraintes s’opposant au développement des usages de l’étang de Berre.
Les enjeux socio-économiques associés au développement des usages sont pourtant importants. L’analyse d’un scénario tendanciel de développement des usages sur le pourtour de l’étang à l’horizon 2040 laisse entrevoir une évolution limitée des chiffres d’affaires générées par les différentes activités. Les scénarios de réhabilitation intégrant cependant la dérivation des rejets de la centrale hydroélectrique d’EDF permettent une évolution franche de l’image du milieu et une modification de son fonctionnement permettant d’envisager la production d’un chiffre d’affaire 2 à 3 fois plus important que dans le cas du scénario tendanciel.
Dans tous les cas, l’augmentation de la démographie associée aux investissements réalisés sur l’étang sera à l’origine d’une augmentation de la demande d’usages qu’il est important d’intégrer dès à présent dans la logique de contrat. Ainsi les questions d’orientations à donner à chaque activité, d’organisation et d’évaluation des impacts sur les milieux et les autres usages seront centrales dans le programme d’action du contrat.