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la réouverture du tunnel du Rove |
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Un premier
pas vers la réhabilitation de l’étang de Berre Les enjeux de la réouverture à la courantologie du tunnel du Rove : Cette demande a présidé à la création du GIPREB et fait partie intégrante de son objet. Derrière elle se cache l’idée toute simple qu’en injectant de l’eau de mer, pompée depuis la rade de Marseille, on peut assainir l’étang de Bolmon et le canal du Rove et favoriser l’amélioration de l’étang de Berre. C’est une des solutions phares du GIPREB, premiers pas d’une reconquête de l’environnement et des usages. Par un courrier en date du 23 avril 2003, Roselyne Bachelot, ministre de l’écologie et du Développement Durable a arbitré en faveur d’une réouverture expérimentale du tunnel du Rove à la courantologie à un débit maximal de 20m3/s Le projet : Les études, réalisées par le Bureau d’étude Ramade-Gerim, ont conclu en la pertinence, à des fins de réhabilitation écologique des milieux aquatiques, de la mise en place d’un dispositif de pompage de l’eau de mer, à travers l’éboulis qui obstrue le tunnel du Rove, exclusivement dans le sens rade de Marseille-étang de Berre. Avec un débit à 20 m3/s, cela permettra : - une amélioration des milieux sur les plans hydrologique et sédimentaire et donc à terme biologique, dans une logique, essentielle pour les populations locales, où aucun des milieux ne saurait être sacrifié, - une expérimentation de cette amélioration, du fait des imprécisions ou limites des études prédictives, c’est-à-dire une expérimentation avec un réel processus itératif de tests et d’ajustements (ici des débits et des modes de mise à disposition des masses d’eau) en fonction des résultats, des besoins des milieux (conditions climatiques, évolution des rejets, réponses écologiques) et enfin, en fonction de l’ajustement dans le temps des objectifs de qualité sur chacun d’eux, - une garantie, justement grâce à ces ajustements possibles, contre les crises dystrophiques actuellement permanentes ou contre des effets induits indésirables transitoires liés soit à l’expérimentation elle même, soit à la variabilité des apports actuels. L’ouvrage de pompage proprement dit sera accompagné de dispositifs d’acheminement, de prédilution et de diffusion optimisés et ajustés à cette phase expérimentale, afin de garantir le mélange des différentes masses d’eau. Tels que prédéfinis dans les études préalables de faisabilité, les ouvrages à réaliser pour cette expérimentation seront : - dans le tunnel du Rove, côté rade de Marseille, 6 pompes à hélice immergées - dans le tunnel du Rove, une galerie de 2,8 m de diamètre et d’une longueur de 400 m, réalisée par tunnelier dans l’éboulement du tunnel et prolongée, côtés nord et sud de l’éboulis par un tuyau de même diamètre posé en tranchée dans le remblai des plates-formes, permettant de transiter le débit pompé, - dans le canal du Rove, un batardeau d’une largeur de 5 m permettant une surélévation du plan d’eau de l’éboulement jusqu’à la restitution à l’étang de Bolmon - un chenal de restitution des eaux dans l’étang de Bolmon. L’expérimentation proprement dite sera conduite en plusieurs étapes successives, accompagnées, chacune, d’un suivi spécifique et si nécessaire, d’une validation finale de chaque étape avant de déclencher l’étape suivante : Période 1 : débit exclusivement dans le canal de navigation jusqu’au complet renouvellement de l’eau et au relargage d’une grande part de la charge eutrophisante qu’il recèle Période 2 : idem spécifiquement dans l’étang de Bolmon Période 3 : débit de « croisière » dans les deux milieux , pour atteindre leur stabilisation. Période 4 : débit ajusté avec visée d’amélioration de l’étang de Berre. |