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  • Un territoire à vivre
  •   /  Promenade autour de l’étang

Un territoire aux séquences paysagères contrastées

Pinèdes, garrigues et rives lagunaires, domaines viticoles et cultures sous serres, villages perchés et villes nouvelles, zones commerciales et raffineries, les paysages de l’étang de Berre sont le moins qu’on puisse dire contrastés ! Ces forts contrastes opposent les rives nord et nord-ouest où l’agriculture et les espaces naturels perdurent aux rives sud et est, industrielles et urbaines.

 

L’anse de Saint-Chamas :

L’étang pénètre entre les collines en dessinant un étroit plan d’eau dominé par les rives boisées et abruptes des collines de safre à Saint-Chamas et à Miramas-le-Vieux.

L’embouchure de la Touloubre dessine les « palous » de la Petite Camargue, zones humides où se mêlent roselières, prairies humides et ripisylve. Les garrigues rases de la chaîne de la Fare viennent mourir là.

Le village de Saint-Chamas s’étire le long du littoral autour d’un petit port, au pied de la falaise de safre trouée d’habitat troglodytique.

Le domaine de la Poudrerie royale et sa forêt humide entre falaises, marais et étang compose un havre à l’écart, le long de la rive nord.

Les collines de Sulauze, de Saint-Blaise, de Saint-Mitre les Remparts et les étangs :

Les collines de Sulauze aux belles pinèdes dominent l’étang et encadrent un terroir viticole remarquable.

La ville d’Istres s’étire au bord de l’étang de l’Olivier. Elle est implantée à l’articulation de l’étang de Berre à l’est, de la Crau à l’ouest et des collines de Saint-Blaise et de Saint-Mitre les Remparts au sud.

A l’Ouest des collines de Saint-Blaise, un chapelet de petits étangs intérieurs se niche dans les cuvettes de molasse et s’égrène jusqu’au littoral de Fos. Ces étangs encaissés témoignent de la diversité des paysages littoraux de l’étang de Berre : anciennes salines, larges roselières et eaux stagnantes, anciens bassins industriels…

Le chenal de Caronte, Martigues, la Mède

L’étang de Berre communique avec le golfe de Fos par un chenal entre la chaîne de l’Estaque et les collines de Castillon : le chenal de Caronte.

Martigues, la cité historique est identitaire des lieux. Posée au point de rencontre de l’étang et du chenal de Caronte, la ville épouse l’étang dont les eaux viennent lécher les façades le long des canaux. Au sud, un couloir industriel relie le port pétrolier de Lavéra, les raffineries de Lavéra et de la Mède. Le paysage bâti est structuré et hiérarchisé par le remarquable centre ancien de Martigues, les couronnes des ensembles collectifs d’habitat populaire, puis les villas et pavillons isolés ou en lotissement sur les versants.

Le rivage de la Mède est marqué par le canal du Rove à Martigues limité par une digue en enrochements parallèle à la côte.

La chaîne de l’Estaque plonge ici directement dans les eaux de l’étang. Le versant a été remodelé en plates-formes où sont implantées des installations pétrochimiques. Des carrières ont entaillé le relief. Le paysage bâti mêle structures métalliques, cheminées et cylindres des réservoirs, habitat diffus.

L’étang de Bolmon

En rive sud-est, une vaste plaine littorale descend en pente douce depuis le piémont de la chaîne de la Nerthe jusqu’au plan d’eau de l’étang de Bolmon, havre de calme et de nature coupé de l’étang de Berre par une spectaculaire langue de sable, le Jaï. La lagune saumâtre est bordée de marais temporaires, de pelouses sèches, de pinèdes et de ripisylves.

Le long du Jaï la rive de l’étang de Berre forme une longue plage de sable fin très prisée des citadins. Aux deux extrémités du lido se sont implantés des hameaux de cabanons. A l’ouest, des épis en enrochement protègent la langue de sable de l’érosion.

De Marignane à Vitrolles

La campagne qui subsiste au droit de l’étang de Bolmon est peu à peu grignotée par l’urbanisation, les zones d’activités, les réseaux. Un nouveau paysage urbain apparaît ici, alternance de petites maisons isolées et de lotissement au sud, de zones d’entrepôts et d’activités au centre, avec les espaces ouverts de l’aéroport de Marseille Provence. Les grands ensembles d’habitat collectif au nord-est et au nord autour des anciens villages de Vitrolles et de Marignane ferment le paysage.

L’étang de Vaïne

L’embouchure de l’Arc a formé au nord-est une vaste plaine qui avance vers le sud dans l’étang de Berre en formant la pointe de Bastidou. Ce cap a individualisé le plan d’eau de l’étang de Vaïne.

Le paysage est hétérogène. Les rivages sont fortement construits avec l’urbanisation de Vitrolles, l’aéroport qui empiète sur le plan d’eau, le réseau serré des voies ferrées et des autoroutes jusqu’à la ville de Berre l’Etang et la raffinerie. Un paysage industriel prégnant structure la rive au nord : cheminées, structures métalliques, cylindres des réservoirs d’hydrocarbures s’étagent sur le versant littoral. Le village perché de Rognac et celui de l’ancien Vitrolles dominent ces espaces. Les lieux sont marqués par une ambiance étrange faite de fumées, d’odeurs, de bruits, du calme du plan d’eau et des terroirs proches. Les deux cuestas de Vitrolles, rebords extrêmes du plateau de l’Arbois, ferment le paysage à l’est. Les anciens salins du Lion sont coincés entre l’aéroport et l’autoroute. Les salins de Berre l’Etang sont les derniers marais salans en exploitation sur les rives de l’étang de Berre. Ces deux espaces aux milieux très diversifiés abritent une avifaune remarquable. Le paysage est exceptionnel : les espaces naturels et les installations industrielles s’interpénètrent.

Le delta et la basse vallée de l’Arc, la plaine des Gravons

La campagne voisine ici avec la raffinerie et l’urbanisation autour de Berre l’Etang. Sur le rivage se côtoient les salins de Berre et les marais de Sagnas, les embouchures de l’Arc et de la Durançole, la raffinerie et les sphères de stockage de gaz. Une agriculture extensive occupe le cœur de la plaine et remplace les terroirs traditionnels de vignes, d’oliviers et d’amandiers qui couvrent encore les piémonts.

Les versants de la chaîne de la Fare sont très présents dans le paysage : les garrigues rases sont dominées par les abrupts blancs et les pitons de calcaire dolomitique qui en forment l’horizon nord.

La loi littoral s’applique à l’ensemble des communes du pourtour de l’étang de Berre. Elle s’attache à préserver les paysages remarquables et les secteurs de richesse écologique. Les paysages naturels et ruraux conservent une forte image identitaire et sont autant de respirations dans l’uniformité du paysage bâti ; Ils constituent des secteurs à fort potentiel pour le cadre de vie. Ils permettent d’initier une trame paysagère de requalification pour les espaces urbains qui leur sont voisins. L’étang de Berre possède un véritable potentiel d’espaces naturels qui sont méconnus, parfois même en danger. Il s’agit alors de distinguer les parcs urbains, existants ou à créer et les espaces naturels, qui rassemblent les zones humides et les sites attractifs pour leur faune et leur flore. Les premiers possèdent les aménagements d’un espace de loisirs quotidien, rassemblant les familles ou tout type de population vivant à proximité. Les plages considérées comme parcs urbains sont équipées et entretenues dans les zones urbaines. Les seconds constituent des étapes d’un cheminement autour de l’étang avec des points d’observation, des passerelles , des écriteaux expliquant les caractéristiques du site.