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  • FAQ

Quel est le projet pour l’étang de Berre, quel diagnostic partagé ?

 

Les objectifs de réhabilitation de l’étang de Berre ont été définis de manière concertée dès la mise en place du GIPREB, avec des attendus généraux de retour à un écosystème de lagune méditerranéenne profonde et stable, avec une flore et une faune aux caractéristiques méditerranéennes. Cet intitulé est communément cité par les acteurs locaux comme la volonté de retour à un étang marin
Sur la base de ces objectifs généraux ont été définis des objectifs biologiques précis concernant les phanérogames (plantes aquatiques) et la macrofaune benthique, caractéristiques d’un bon état écologique.
Par ailleurs, la réalisation du dossier préalable du contrat d’étang, sur la base du schéma d’orientation élaboré précédemment, a permis d’établir un diagnostic partagé par tous les membres du GIPREB :

L’étang de Berre :

> un territoire occupé difficile à organiser
> un milieu dégradé victime de son attrait
> un espace naturel qui peut passer inaperçu

Orientations :

> retrouver un fonctionnement équilibré des écosystèmes
> rétablir, développer et harmoniser les usages actuellement contraints
> améliorer la gestion des rives et des zones naturelles
> réhabiliter l’image de l’étang

La question posée concernant le problème de l’eau est abordée dans la définition de l’objectif 1 du dossier préalable : retrouver un fonctionnement équilibré des écosystèmes. Cet objectif se décline en moyens à mettre en œuvre :

> Poursuivre les démarches vers l’arrêt des rejets EDF
> Restaurer l’étang de Bolmon et améliorer le renouvellement des eaux de l’étang de Berre, le Bolmon et le canal du Rove par l’expérimentation de la réouverture du tunnel du Rove
> Réduire les apports eutrophisants et de matière organique du bassin versant
> Réduire les apports polluants des différentes activités humaines
> Atteindre le bon potentiel écologique défini par le DCE

Les études portées par le GIPREB mettent en évidence que la réhabilitation de l’écosystème aquatique de l’étang de Berre nécessite une action forte sur les rejets du canal EDF, qui représentent aujourd’hui la principale cause de dégradation du milieu.
Alors que des efforts importants ont été réalisés sur les pollutions urbaines et industrielles, l’instabilité hydrologique et la stratification des eaux, conséquences de ces rejets, continuent à impacter massivement le milieu, en particulier les biocénoses. Les études de dérivation des rejets EDF hors de l’étang de Berre s’inscrivent dans un programme de recherche technique conduit dans le cadre d’une convention tripartite entre le GIPREB, la DIREN et EDF. L’objectif de ce programme est le retour à un étang marin qui constitue le fondement de la réhabilitation de l’étang de Berre pour les acteurs réunis au sein du GIPREB. Sans oublier la volonté de ne pas détériorer un autre milieu pour reconstituer le milieu étang de Berre, les principaux attendus qui cadrent les études de dérivation sont résumés sous l’intitulé : “zéro rejet pour l’étang de Berre, zéro contrainte d’exploitation pour EDF”. En adoptant ce postulat de départ, les acteurs du GIPREB ont souhaité rester réalistes et ne pas conditionner la réhabilitation de l’étang de Berre à une difficile voire impossible révolution de la production électrique par EDF.
En ce qui concerne plus spécifiquement l’étang de Bolmon qui est isolé de l’étang de Berre et qui souffre de problèmes spécifiques liés à l’eutrophisation, les études réalisées montrent que la réouverture du tunnel du Rove représente une réelle opportunité pour le réhabiliter. Il apparaît que la seule mise aux normes de la station d’épuration de Vitrolles sera insuffisante, en raison du niveau de confinement du Bolmon et des quantités de phosphore accumulé dans ses sédiments.

Cependant, force est de constater que les moyens à mettre en œuvre pour la réhabilitation de l’étang ne font pas l’objet d’un accord unanime. La réouverture du tunnel du Rove à la circulation d’eau de mer est aujourd’hui actée. En revanche, la dérivation des eaux du canal EDF n’est pas une solution aujourd’hui défendue par l’Etat, contrairement aux élus, aux représentants du monde associatif et des pêcheurs, membres du GIPREB.