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  •   /  Réouverture du tunnel du Rove à la courantologie

Réunion parisienne pour la réouverture du tunnel du rove

Les trois députés des circonscriptions du pourtour de l’étang de Berre, Jean-Marc Zulesi, Eric Diard et Pierre Dharreville ont demandé à être reçus par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire au sujet de la réhabilitation de l’étang de Berre. Un rendez-vous avec la directrice du Ministre d’Etat leur a été accordé le lundi 20 novembre 2017 à 18 h 30. Bien que ne s'agissant pas de la réunion demandée par le Gipreb, Serge Andréoni s'est associé à ce déplacement, accompagné de Didier Khelfa, maire de Saint-Chamas et du chargé de mission scientifique du Gipreb, Vincent Faure.

 

Ils ont été reçus par Michèle Pappalardo, directrice du cabinet du Ministre Nicolas Hulot, Nicolas Forray, président de la section milieu ressources et risques du Conseil général de l’environnement et du développement durable et Marie-Françoise Bazerque, directrice régionale adjointe de la DREAL PACA. Au cœur des discussions, la réhabilitation des étangs de Berre, Bolmon et du canal du Rove et plus particulièrement la réouverture à la courantologie du tunnel du Rove.

Ils ont pu rappeler la position du Gipreb en précisant qu’il n’y avait  jamais eu la volonté de mariniser l’étang de Bolmon. Ils ont réexpliqué l’objectif du projet qui est de déconfiner le canal du Rove et l’étang de Bolmon qui sont dans des états extrêmement dégradés et d’avoir un impact positif sur l’étang de Berre par un apport d’eau salée, oxygénée et pauvre en nutriments. Ils ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une solution progressive et douce mais qui nécessitait la capacité d’atteindre 10 m3/s d’injection d’eau dans le tunnel avec le creusement d’une nouvelle galerie. En effet ce projet n’a de sens que si l’ensemble des milieux (Canal du Rove, Bolmon et Berre) en bénéficie. Or la modélisation indique qu’un débit de 10 m3 est la seule valeur capable d’avoir un effet positif sur l’étang de Berre en augmentant sa salinté et le renouvellement des eaux. Les apports d'eau douce de la centrale hydroélectrique réduits à 1,2 Md de m³/an sont équivalents à un débit moyen de 38 m³/s. Cette valeur représente environ un quart des 10 m3/s envisagés par le projet. Dans le cas d’un scénario d’une diminution par deux des rejets de la centrale EDF comme demandée par les élus du pourtour de l'étang, les 10 m3/s du projet représenteraient plus de 50 % des apports d’EDF.

A l’issue de cette réunion, très technique, il a été évoqué une nouvelle mission du CGEDD début 2018…

Le Gipreb attend toujours la visite de Nicolas Hulot sur le pourtour de l’étang de Berre ou une invitation pour qu’une délégation de l’ensemble des maires, des représentants du Conseil régional, du Conseil départemental et des associations de l’étang marin, du MNLE et des professionnels de la pêche puisse se rendre au Ministère.