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  • Restauration et prospective
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Report des rejets de l’étang de berre vers le Rhone

Toutes les solutions retenues conduisent à renvoyer au Rhône aval les eaux jusqu’ici déversées dans l’étang de Berre. Rappelons qu’il s’agit en définitive de restituer à son milieu d’origine des eaux détournées par l’aménagement hydroélectrique initial.

 

Les débits déversés (250 m3/s au maximum) resteront modestes vis-à-vis des débits du Rhône (module de 1710 m3/s, étiage QMNA5 de 670 m3/s à Beaucaire, soit respectivement environ 1500 m3/s et 600 m3/s sur le Grand Rhône), d’autant que des étiages sévères du Rhône seront sans doute accompagnés de faibles turbinages pour économiser le réservoir de Serre-Ponçon, associés à de forts prélèvements agricoles sur le canal EDF de la Durance. Une analyse plus fine devra apprécier si des protocoles particuliers pour le fonctionnement en pointe des usines ou en cas de déclenchement de la chaîne devront être adoptés en situation d’étiage marqué pour limiter une variation trop brusque des vitesses et niveaux sur le Rhône. La conception de l’ouvrage de rejet au Rhône devra prendre en compte les contraintes locales sur la navigation.
Il existe une procédure réglementaire sur la Durance et le Rhône qui définit les modalités de fonctionnement du canal en cas de crue majeure. Cette procédure devra être adaptée pour prendre en compte les situations de crue du Rhône, dans le respect du Plan Rhône en cours d’élaboration.
La majeure partie des apports actuels du bassin de la Durance en sédiments fins (estimés à 1,8 Mt/an) se retrouvent déjà dans la Durance à l’aval de Mallemort, soit par transit direct dans la Durance en période de crue, soit par restitution à Mallemort. Le projet permettra d’éviter le passage des sédiments fins restitués dans la basse Durance, avec les conséquences néfastes qui y sont observées (colmatage des fonds, alluvionnement du lit à Avignon), sans changer le flux sur la partie terminale du Grand Rhône. Rappelons que les flux actuels de sédiments fins sur le Rhône sont estimés à quelques 10 Mt/an. Le rejet étant suffisamment éloigné du débouché en mer, cela garantit la dilution du rejet avant le rejet en mer, permettant notamment au flux sédimentaire de s’intégrer dans le flux général du Rhône, même en cas de rejets chargés en période d’étiage du Rhône). Les conditions du flux de sédiments au débouché en mer ne seront pas modifiées.
Enfin, il n’y a pas de problèmes significatifs de pollution sur la Durance : les apports de polluants seront donc négligeables en regard des flux apportés par le Rhône.