Rétablissement du potentiel hydroélectrique de la chaine de la durance
Pour toutes les solutions, il y aura perte de 10 m de charge hydraulique utile (il s’agissait d’une hypothèse de départ). Mais elles offriront toutes un gain en souplesse d’utilisation : le rejet dans le Rhône permettra de s’affranchir des contraintes de restitution imposées au fil du temps et qui deviennent de plus en plus draconiennes.
Les contraintes énergétiques fixées étant similaires, les différentes solutions sont équivalentes entre elles : elles correspondent à une diminution de la chute exploitable de 10m par rapport à la situation actuelle, correspondant à la perte d’énergie nécessaire pour assurer l’acheminement des eaux jusqu’au Rhône. Toutefois, ces solutions ne représentent pas une perte énergétique par rapport à la situation actuelle. En effet, la chaîne hydroélectrique de la Durance souffre aujourd’hui des contraintes imposées pour la protection de l’étang de Berre en termes de quotas d’eau douce et de limons autorisés dans l’étang. Les restitutions à Mallemort, pour respecter ces quotas, entraînent des pertes de production et de fortes contraintes sur l’exploitation du potentiel de pointe de la chaîne. Cette politique, engagée en 1994 avec le plan Barnier, s’est renforcée depuis 2006 avec la mise en place du « lissage », qui permet d’apporter une réponse à la condamnation de l’Etat Français pour non respect de la convention de Barcelone et du Protocole d’Athènes.
La dérivation jusqu’au Rhône permettra de supprimer tous les rejets dans l’étang, et donc toutes les contraintes sur l’exploitation de la chaîne de la Durance liées à la
préservation de l’étang de Berre.