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un milieu dégradé, victime de son attrait |
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>Forte augmentation de la pression démographique >A une époque où on ne se préoccupait pas d'environnement >Choix logique de l'étang comme milieu récepteur par EDF >Interdiction de la pêche en 1957 et apparition des premiers conflits d'usage
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Des apports multiples à l'étang Le développement économique autour de l’étang de Berre et les flux de polluants qui y sont associés ont provoqué de profondes modifications de cet écosystème ainsi que des dégradations sévères et majeures du milieu.
Entre 1994 et 2000, après l'application des quotas"Barnier", les apports EDF ont représenté 88 % des apports d'eau douce à l'étang contre 8 % par les tributaires et 4 % par l'eau pluviale. L'évolution de la salinité montre, en moyenne annuelle, un légère augmentation à partir de 1997, attribuable à la restriction des rejets par le plan Barnier : maximum de 25 pour 1000 en septembre 1998 et minimum de 8 pour 1000 en février 1998. L'apport EDF est de loin le facteur clef des variations de salinité dans l'étang de Berre. 100 000 tonnes
de limons amenés chaque année dans l'étang par le canal usinier
37% de la capacité de traitement des stations d'épuration du bassin
versant de l'étang de Berre non conforme Les apports des stations d'épuration aux cours d'eau du bassin versant sont contrastés : les foyers majeurs sont Vitrolles sur le sous-bassin versant de la Cadière, Salon-de-Provence sur celui de la Touloubre et Aix-en-Provence concernant l'Arc, en dépit du fonctionnement satisfaisant de cette dernière. La station de Vitrolles est responsable de l'essentiel de la dégradation du système Cadière-Bolmon. Une nouvelle station d'épuration est attendue pour fin 2007 environ. Pour les tributaires, la plupart des stations plus modestes (moins de 20 000 équivalent habitants) ne sont pas encore aux normes en terme de déphosphatation et nitrification. Au total, 18 des 33 stations actuelles (>2000EH) ne sont pas aux normes. Elles représentent 37 % de la capacité de traitement installée soit 177 400 équivalents habitants. Pour l'ensemble du bassin versant naturel, 77 % de la capacité de traitement en EH est conforme en 2005. Cela représente 45 % du nombre de stations d'épuration et 631 500 équivalent habitant. Ces apports sont majoritairement issus des superficies imperméabilisées du tissu urbain. Une approche par sous-bassin riverains et par bassin versant des tributaires permet d'isoler certains points noirs. >le secteur Miramas-Saint-Chamas se caractérise par des surverses régulières d'effluents domestiques non-traités (réseau unitaire) dans la baie de Saint-Chamas, milieu sensible du fait du confinement. >sur le bassin de l'Arc, les pollutions pluviales sont importantes. La forte urbanisation de ce secteur, associée aux rejets des zones industrielles et commerciales, sont responsables d'apports chroniques de micropolluants dans l'eau, essentiellement en hydrocarbures et en métaux lourds >sur la Touloubre, dont le bassin versant présente un caractère beaucoup plus rural (180 hab/km 2 contre 310 hab/km 2 pour l'Arc), les pollutions dues aux ruissellements pluviaux sont moins cruciales. >la Cadière, à une échelle géographique plus réduite, concentre une urbanisation dense sur son bassin versant ainsi qu'une forte représentation des activités industrielles et commerciales : 10 zones d'activités occupent 500 ha du bassin versant et regroupent 400 entreprises. La gestion des eaux pluviales de ces zones et les rejets des industries sont mal maîtrisés. Les apports
pluviaux urbains : une conséquence de l'implantation forte des activités
industrielles et commerciales Le bilan des apports annuels de temps sec et de temps de pluie (hors canal EDF) fait apparaître la contribution majoritaire de la pollution pluviale urbaine en terme d'apports de plomb (74 %), de zinc (71 %) et d'hydrocarbures (79 %). Les activités
agricoles : une source non négligeable d'apports en azote et phosphore Les rejets
industriels : une amélioration notable, mais des progrès restent à
faire La part industrielle des apports à l'étang en 2001 était de 2 % en matière d'azote et de phosphore, de 4 % en matière de DBO, de 5 % en matière de DCO et d'une part non négligeable en ce qui concerne les rejets de mercure, plomb et cadmium (cependant les données chiffrées sur les rejets aqueux sont très partielles et ne permettent pas de bilan exhaustif). Une pollution industrielle "historique" marque les sédiments au droit des principaux sites industriels. Il faut rajouter aux gros industriels riverains de l'étang dont les rejets aboutissent directement dans le milieu aquatique, les petites et moyennes entreprises riveraines de l'étang ainsi qu'un certain nombre de zones industrielles déversant leurs effluents aqueux dans les cours d'eau du bassin versant de l'étang. Le bilan des
apports dans l'étang de Berre : le rejet d'EDF principal apport de
matière organique et de nitrates Les rejets des stations d'épuration riveraines constituent des apports majeurs et concentrés par temps sec, mais minoritaires en termes de flux globaux annuels, surtout en ce qui concerne l'azote. Ainsi le canal EDF est le principal vecteur de nitrates vers l'étang. Il participe certainement de façon prépondérante au maintien d'une pollution de fond de la masse d'eau. Des
dégradations sévères et majeures du milieu
L’eutrophisation se manifeste
par deux phénomènes souvent alternés dans le temps, selon l’importance des
rejets d’eaux douces et des charges nutritives associées : >Les herbiers de phanérogames saumâtres Potamogeton pectinatus et Ruppia cirrhosa sont en régression, ces deux espèces n’étant plus signalées que dans une seule station avec une baisse significative de leur abondance. >Les herbiers de phanérogames marines sont dans un état très dégradés, même si l’on observe une relative stabilité à proximité immédiate du bord. Zostera marina, qui n’était plus signalée depuis 1973 a refait son apparition au sud en 2001 (toutefois sa présence actuelle n'est pas confirmée.
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