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espace naturel qui peut passer inaperçu |
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Des
espaces volontairement préservés en périphérie urbaine et industrielle
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Une image négative
axée sur l’industrialisation du site...
Jusqu'à la fin du
XIXème siècle, l'étang se caractérisait comme un site naturel
remarquable. L'aménagement de ses rives, par l'implantation industrielles et l’urbanisation croissante ont
profondément modifié le paysage local et l'image de l'étang. Une image négative axée sur
l’industrialisation du site est aujourd'hui véhiculée par les médias au niveau
national, voire international. Cette image est associée à la pollution
avérée de
l’air et à la vision des paysages naturels dégradés par les
cheminées, raffineries, zones industrielles. A contrario, les images
patrimoniales ne sont ni connues, ni valorisées par les médias et les
populations « non riveraines ». Enfin quatre sites sur l'étang de Berre font l'objet de proposition de sites d'intérêt communautaire au titre de Natura 2000 (FR9301597), l'ancienne poudrerie, la petite Camargue, les salines de Berre et l'étang du Bolmon.
L’étang et ses rives : une fonction de loisirs et de cadre de vie revendiqués par les habitants et les usagers. Quant aux milieux terrestres remarquables, plus qu’un rôle de coupure d’urbanisation, ils possèdent souvent une richesse faunistique et floristique, véritables enjeux de gestion (collines de Medon, de Cadéraou-Figuerolles, Le Ranquet...). La forêt domaniale de Castillon avec ses 240 ha est très fréquentée pour des activités sportives de proximité (jogging, VTT,…). La gestion de ces sites réside davantage dans la maîtrise du risque incendie et de la fréquentation, vecteurs d’érosion et de fragilisation des espaces naturels. L'aménagement de ces espaces naturels est pris en compte dans différentes démarches en cours d'élaboration : >le projet de Directive territoriale d'aménagement >le Schéma de cohérence territoriale de l'ouest de l'étang de Berre >le Schéma de cohérence territoriale de l'Aglopôle Provence >la charte de l'environnement du SAN Ouest-Provence
La pêche : un métier fortement impacté par les modifications
profondes qu'a subi le milieu Jusqu'en 1966, la salinité varie entre 28 et 33 g/l, l'étang est un milieu submarin où l'ichtyofaune est diversifiée et abondante. Le peuplement de poissons est encore caractérisé par sa forte diversité (richesse spécifique =34), les prises concernent des espèces sténohalines (sardines, rougets, soles, daurades) ou franchement euryhaline (anguilles, mulets, loups, athérines). Des bancs naturels de moules sont exploités et les herbiers de zostères, très étendus, jouent un rôle fondamental d'abris et de nurseries pour les juvéniles. Les pêcheries produisent un tonnage de 250 à 40 t/an. Même sans données quantitatives, la pollution industrielle forte a probablement contribué à dégrader l'écosystème, conduisant à l'interdiction de pêche dans l'étang de Berre à partir de 1957, se justifiant par l'accumulation de la pollution chimique dans la chair des poissons. Au début des années 70, les poissons des espèces euryhalines constituent la majorité des pêches (anguilles, muges, loups, athérines). Les espèces à affinité marine restent confinées au sud de l'étang sous influence des apports marins par le canal de Caronte et les espèces d'eau douce (cyprinidés) dans la zone nord sous influence des apports EDF. La baisse de la salinité moyenne a d'abord été très propice à la pêche des anguilles, au détriment des espèces à affinité marine (loups, daurades, huîtres,et palourdes) De nos jours La majorité des espèces recensées sont essentiellement des espèces migratrices, fréquentant l'étang à un stade ou l'autre de leur vie. Les pêcheurs remarquent les flux et reflux saisonniers des populations de poissons : l'étang se "remplit" pendant l'été et le printemps, puis se "vide" en automne. On observe l'entrée d'espèces cibles marines de la pêche aux petits métiers : le mulet (90 % des prises), le loup et la daurade en été puis l'anguille. Les statistiques de pêche restent imprécis, mais il y aurait un meilleur rendement de la pêche artisanale. La pêche professionnelle sur l'étang représenterait 90 t/an en prises déclarées. La stratégie de pêche des professionnels de l'étang vise la polyvalence, utilisant plusieurs métiers en fonction des espèces cibles présentes dans la lagune. La pêche est un bon indicateur de l'état de santé du milieu. Les fluctuations qualitatives et quantitatives des prises reflètent les modifications profondes qu'a subi le milieu. La baignade et les activités de loisirs : des activités encore trop
contraintes par la qualité des eaux et du milieu Pour exemple, malgré la forte demande en place dans les ports de plaisance de l'étang et en activités nautiques, les loisirs ne se développent qu'à un rythme bien inférieur à la moyenne départementale en raison des craintes persistantes sur la qualité du milieu. En effet, l'étang souffre d'une image et de conditions d'exercice trop contraignantes pour ces activités, présence d'algues, turbidité... Pour les activités nautiques, le nombre d'adhérents (environ 1 500 en 2000) n'a augmenté que de 5 % depuis 1995, alors que l'augmentation est de 54 % pour l'ensemble des clubs nautiques des Bouches du Rhône. Le GIPREB assure aujourd'hui un suivi patrimonial sur l'étang, propre à rassurer les usagers. La
gestion des espaces naturels : un enjeu majeur du Contrat Pour tous ces espaces périurbains, zones humides ou collines méditerranéennes passant encore trop "inaperçus", la question de la gestion des usages, de leur "ouverture" à la population riveraine et de la préservation des espaces naturels est au centre des enjeux du Contrat d'étang. |