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fonction "espaces naturels"

 
 
 
L'étang de Berre est signalé, depuis la fin du XIX ème siècle comme un site naturel remarquablement doté, aussi bien au point de vue floristique que faunistique.

 
En savoir plus


>Etang de Bolmon, Cordon et
salins du Jai, Paluns de Marignane


>La petite Camargue
(« les Palous de Saint-Chamas »)


>La Poudrerie

>Les Salins du Lion

>Les salins de Berre

 

















 

Intérêt écologique de l’étang de Berre et des zones humides périphériques  
 
Une étude réalisée à la demande de la DIREN a dressé un inventaire des principaux espaces et milieux naturels sensibles qui environnent l'étang de Berre, en distinguant, d'une part, les zones humides et, d'autre part, les milieux terrestres remarquables. Cette étude montre que les zones humides de l'étang de Berre sont « le trait d'union entre la Côte-d'Azur, pratiquement dépourvue de milieux humides et les vastes étendues de Camargue » et qu'à ce titre, ils participent à l'accueil des oiseaux migrateurs en Provence. Des sites tels que l'anse de Saint-Chamas, le Marais de la Pointe (petite Camargue), les marais de l'Arc et de la Durançole, les marais de Rognac (les Calades), les salins de Berre et ceux du Lion, l'étang de Bolmon et le lido du Jaï, ainsi que les étangs intérieurs d'Istres à Fos, présentent les uns une diversité floristique exceptionnelle, les autres des sites d'accueil pour les oiseaux et les mammifères.
Quant aux milieux terrestres remarquables, il convient de ranger parmi eux les collines de Medon, les collines de Saint-Chamas, le site de Beau Rivage, le plateau et les Falaises de Vitrolles, la chaîne de l'Estaque, les coteaux boisés des Fourques et le collet Redon, ainsi que les collines de Saint-Mitre-les-Remparts, celles de Teissier et celles de Barabant. Les unes et les autres possèdent, en effet, des espèces de flore souvent rares et un grand intérêt paysager.

Selon une seconde étude réalisée en 1994 sur la protection et la mise en valeur des zones humides de l'étang de Berre , la richesse des peuplements en oiseaux de l'étang lui donne un intérêt international, aussi bien au titre de la directive européenne 79/409 sur la conservation des oiseaux sauvages qu'au titre de la convention Ramsar de 1971 sur la conservation des zones humides mondiales, notamment du fait de la présence de grands cormorans et de flamants roses (cf. encadré).
Comme le concluent les auteurs de cette étude, « les zones humides altérées sur tout le littoral par de multiples agressions ne peuvent être sauvegardées que par une gestion intégrée considérant l'ensemble des problèmes de suivi de ces milieux. Or le contexte de l'étang de Berre se révèle particulièrement propice pour toute la mise en œuvre d'une politique globale de conservation de la nature à l'échelle d'une région ».

 
L’avifaune de l’étang de Berre et des zones humides associées
Au total 245 espèces d’oiseaux ont été observées sur l’étang de Berre et ses rives. Plus de 45 espèces nichent sur les zones humides de l’étang de Berre et 150 sont des hivernantes utilisant les zones humides et l’étang de Berre comme zones de gagnage, remise et dortoirs. Parmi les espèces nicheuses, certaines présentent un intérêt
> au regard de la conservation de la biodiversité : butor étoilé, échasse, avocette,…
> au regard de la conservation d’une population de nicheurs représentative des effectifs français ou européens en général 1 % de la population nicheuse européenne) : butor étoilé, busard des roseaux, sterne pierregarin, lusciniole à moustache
> local car représentatives aux yeux des usagers et du grand public, des divers milieux humides : colvert, foulque, râle d’eau pour les roselières ; échasses, avocette, goéland leucophée et mouettes rieuse pour les salins.
A la mi-janvier 1994, la quantité d’oiseaux d’eau hivernants (18 900) ou ayant transité par l’étang de berre (cas des sternes caugek) approchait du seuil des 20 000 oiseaux d’eau. Il faut y ajouter les hivernants des étangs intérieurs (Citis, Pourra, Lavalduc, Engrenier, Salins de Fos, l’Estomac) ce qui porte le nombre à 26 800. Si l’on prend pour valeur le maximum enregistré pour chaque espèce, on dépasse le seuil des 30 000 oiseaux (31 582).

Cette situation privilégiée explique que le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres se soit rendu propriétaire de près de 1 420 ha sur les rives de l'étang de Berre. Elle est aussi confirmée par l’inscription d’un certain nombre de zones humides au titre des ZNIEFF et/ou de zones importantes pour la conservation des oiseaux. Certains marais et zones humides liées à l’étang de Berre font l’objet d’une proposition de site d’intérêt communautaire (pSIC) au titre du réseau Natura 2000.
 

Site Statuts
Etang de Bolmon et cordon du Jaï ZNIEFF type II
cordon du Jaï ZNIEFF type I
Littoral nord de Saint-Chamas ZNIEFF type I
Littoral ouest de Berre-L’Etang ZNIEFF type I
Etangs de Lavalduc, Citis, Engrenier et Pourra,
salin de Rassuen
ZNIEFF type I
Etangs de Lavalduc, Citis, Engrenier et Pourra,
salin de Rassuen, étang de l’Estomac
et salin de Fos
ZICO
Salins de Berre (« salines de l’étang de Berre) ZNIEFF, ZICO, site Natura 2000 ZPS FR 9312005
Marais et zones humides liées à l’étang de Berre pSIC Natura 2000 FR9301597