| >sommaire >schéma d'orientation >un espace naturel qui peut passer inaperçu |
|
fonction "espaces naturels" |
|
|
Intérêt écologique
de l’étang de Berre et des zones humides périphériques
Une étude réalisée à la demande de la DIREN a dressé un inventaire des principaux espaces et milieux naturels sensibles qui environnent l'étang de Berre, en distinguant, d'une part, les zones humides et, d'autre part, les milieux terrestres remarquables. Cette étude montre que les zones humides de l'étang de Berre sont « le trait d'union entre la Côte-d'Azur, pratiquement dépourvue de milieux humides et les vastes étendues de Camargue » et qu'à ce titre, ils participent à l'accueil des oiseaux migrateurs en Provence. Des sites tels que l'anse de Saint-Chamas, le Marais de la Pointe (petite Camargue), les marais de l'Arc et de la Durançole, les marais de Rognac (les Calades), les salins de Berre et ceux du Lion, l'étang de Bolmon et le lido du Jaï, ainsi que les étangs intérieurs d'Istres à Fos, présentent les uns une diversité floristique exceptionnelle, les autres des sites d'accueil pour les oiseaux et les mammifères. Quant aux milieux terrestres remarquables, il convient de ranger parmi eux les collines de Medon, les collines de Saint-Chamas, le site de Beau Rivage, le plateau et les Falaises de Vitrolles, la chaîne de l'Estaque, les coteaux boisés des Fourques et le collet Redon, ainsi que les collines de Saint-Mitre-les-Remparts, celles de Teissier et celles de Barabant. Les unes et les autres possèdent, en effet, des espèces de flore souvent rares et un grand intérêt paysager. Selon une seconde étude réalisée en 1994 sur la protection et la mise en valeur des zones humides de l'étang de Berre , la richesse des peuplements en oiseaux de l'étang lui donne un intérêt international, aussi bien au titre de la directive européenne 79/409 sur la conservation des oiseaux sauvages qu'au titre de la convention Ramsar de 1971 sur la conservation des zones humides mondiales, notamment du fait de la présence de grands cormorans et de flamants roses (cf. encadré). Comme le concluent les auteurs de cette étude, « les zones humides altérées sur tout le littoral par de multiples agressions ne peuvent être sauvegardées que par une gestion intégrée considérant l'ensemble des problèmes de suivi de ces milieux. Or le contexte de l'étang de Berre se révèle particulièrement propice pour toute la mise en œuvre d'une politique globale de conservation de la nature à l'échelle d'une région ».
Cette situation
privilégiée explique que le Conservatoire de l'espace littoral et des
rivages lacustres se soit rendu propriétaire de près de 1 420 ha sur les
rives de l'étang de Berre. Elle est aussi confirmée par l’inscription d’un
certain nombre de zones humides au titre des ZNIEFF et/ou de zones
importantes pour la conservation des oiseaux. Certains marais et zones
humides liées à l’étang de Berre font l’objet d’une proposition de site
d’intérêt communautaire (pSIC) au titre du réseau Natura 2000.
|