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un territoire difficile à organiser

 
 

  

La mauvaise image de l’étang est un paradoxe en regard de son fort investissement par les hommes…. La concentration des usages et la dimension économique font apparaître les enjeux sociaux attachés au bassin. La diversité des implantations humaines est l’une des richesses du bassin. L’activité humaine est au cœur des débats

>Handicap : concilier les besoins d'utilisation de l'espace

>Prévision : un territoire qui sera de plus en plus sollicité. Zone la plus dynamique des Bouches-du-Rhône

>Contraintes d'utilisation du milieu et de ses rives

>Répartition est/ouest inégale

>Des activités caractéristiques en évolution : milieu attractif et jeune mais l'emploi ne suit pas

>Multiplicité des structures intervenant sur le bassin versant




















 

L’étang de Berre, un territoire très occupé,
difficile à organiser

  
D’une dynamique économique à une dynamique démographique

En l'espace de 70 ans, l'étang de Berre et ses « rives » ont subi de profonds changements : son économie, basée sur des activités traditionnelles, a été remplacée par une économie industrielle, totalement nouvelle. Ce changement rapide a été très fortement soutenu par l’Etat qui considérait l’étang de Berre comme une zone stratégique. 

De 1960 à 1980, le développement rapide de l’emploi sur la zone Berre-Fos entraîne celui des agglomérations et l’on assiste ensuite, entre 1980 et 1999, au passage d’une dynamique économique à une dynamique démographique.

Une augmentation de 14 % de la population à l’horizon 2030
L’évolution démographique attendue amène la population de la zone d’emploi Berre-Fos à environ 361 000 personnes à l’horizon 2030, selon un scénario tendanciel équilibré, soit une augmentation d’environ 14 % par rapport à la population de 1999 (317 000 habitants). Selon les projections, la zone de l’étang de Berre serait plus « dynamique démographiquement » que la zone de Fos.

Un secteur encore marqué par l’industrie (23% des emplois)
Malgré la croissance des activités tertiaires (commerces et services) qui concernent aujourd’hui 70 % des emplois, la zone est toujours marquée par la présence des grands établissements industriels générateurs d'activités secondaires (23 % des emplois).

Le taux de chômage en 2003 de 12,3 % de la population active place la zone de l’étang de Berre en deçà de la moyenne du département (13 %), mais au-dessus de la moyenne régionale (11,8 %).


Au regard de l’occupation du territoire et de la pression des activités humaines, cinq unités géographiques se détachent globalement selon leurs vocations :
>les rives de l'étang de Vaine fortement urbanisées et industrialisées

>les rives de l'étang de Bolmon à dominante naturelle
> les rives Sud de l'étang de Berre à vocation industrielle,
> les rives Nord et Ouest à vocation mixte d’espaces naturels et de noyaux urbanisés,
> les rives Nord Est à vocation agricole.


Une urbanisation très dense à l’est
Les rives Est de l’étang de Berre sont un pôle d’échange majeur. L’urbanisation y est aujourd’hui quasiment continue entre Marignane et Rognac. Les rives et marais de l’étang du Bolmon sont également soumis à une forte pression urbaine.

Le paradoxe des déplacements
La modification des activités sur le pourtour de l'étang de Berre est à l'origine de déplacements croissants des habitants riverains vers l'extérieur 

Les rives nord et ouest encore préservées
Le secteur Nord et Ouest de l’étang a connu un développement urbain moins dense et plus résidentiel. Il conserve des paysages et des espaces naturels de grande qualité, ainsi qu’un patrimoine historique notable. Cette partie des rives de l’étang apparaît comme la plus préservée, bien que relativement urbanisées avec deux villes importantes, Istres et Miramas.

La pression urbaine croissante au détriment
des espaces agricoles et naturels

Sur le territoire des 10 communes riveraines de l’étang, les surfaces agricoles cultivées ont dans l’ensemble fortement régressé au cours des dernières décennies devant la pression urbaine. Le nombre d’exploitations agricoles a subi une baisse de 51 % entre les deux derniers recensements agricoles (1988-2000). Cette pression urbaine est particulièrement vive à Vitrolles et à Istres où les zones d’activité tendent à s’étendre.

Une augmentation de l’imperméabilisation du bassin versant, conséquence de l’urbanisation
Sur les 10 communes de la première ceinture de l’étang, l’occupation du territoire était la suivante en 1998:

> zones urbaines : 15,6 %
> zones d’urbanisation futures : 20,6 %
> zones agricoles : 27,1 %
> zones de protection de la nature : 29,5 %

soit encore 56,6 % de zones à vocation naturelle et agricole

La tendance à l’urbanisation est pourtant notable avec comme conséquence attendue une augmentation de l’imperméabilisation du bassin versant ainsi que des flux polluants vers l’étang.