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  • Restauration et prospective
  •   /  Dérivation des rejets EDF

Solution canal mixte

Cette solution, dont le principe est de créer un canal de surface, suit la logique générale de conception des aménagements hydroélectriques EDF en utilisant la pente existante et en décomposant la chute à l’aide de plusieurs usines en cascades.

 

Le tracé qui s’est progressivement dégager quitte le canal existant entre les usines de Salon et de Saint-Chamas et rejoint le corridor qui descend de Miramas vers Istres entre les collines d’Istres et la base aérienne, pour rejoindre le Rhône en longeant le canal du
Rhône à Fos.
Cette solution comporte un long linéaire de tunnels sous le massif Cornillon-Confoux-Miramas. Le départ du tunnel se situe au contact des calcaires crétacés et des formations tertiaires miocènes. Il est peu probable que le tunnel rencontre les calcaires crétacés potentiellement karstifiés, sauf localement, notamment au départ. Le reste du tracé, adoptant un trajet par canal de surface et ouvrages faiblement enterrés restant constamment dans des dépôts de surface, est peu sujet aux aléas de la géologie du substratum. Le tracé a été établi de manière à rester autant que possible le long des tracés de voies de communication existantes (routes ou voies ferrées), en s’adaptant au profil du terrain naturel le long de ces axes, tout en cherchant à éviter les bâtis.
La solution comporte également des canaux et des usines, y compris les postes de départ des lignes de transmission et le raccordement aux postes EDF, ainsi que les ouvrages de rétablissement des communications et canaux d’irrigation ou drainage coupés par le canal. Elle comporte également des dispositions spéciales destinées à maintenir la transmissivité de la nappe lorsque celle-ci est coupée par les ouvrages sur une hauteur significative.
Le tracé, dont la longueur totale est d’environ 40,2 km, comporte un tunnel d’une longueur de 7 km suivi d’un canal divisé en 5 biefs successifs qui partagent en 4 chutes d’égale dénivelée la différence de cote de 44 m disponible entre la sortie du tunnel et le Rhône au sud de l’entrée du canal du Rhône à Fos. Les 22 mètres de chute restant entre le canal usinier de Mallemort-Salon et la sortie du tunnel sont consommés dans le tunnel et l’usine qui équipe sa sortie.
Le projet permet l’implantation d’une usine hydro-électrique d’une puissance de 55.6 MW équipée de 2 groupes turbo-générateurs identiques, et de 4 usines hydroélectriques de basse chute d’une puissance unitaire de 23.5 MW, toutes semblables et équipées de 3 groupes turbogénérateurs identiques.
Les profils en long des tronçons en canal sont établis de manière à obtenir des chutes d’égale hauteur, inférieures de 10 m pour limiter la hauteur des remblais en amont des usines et la profondeur des excavations au niveau et en aval des usines.
La pente des canaux a été maintenue à 15 cm/km, et les différents passages en dalot ou en tunnel, établis soit pour passer des points bas ou des points hauts du profil du terrain naturel, soit pour passer des obstacles où le tracé à niveau en canal n’est pas possible, ont été dimensionnés pour assurer une perte de charge totale du tracé de l’ordre de 10 m, équivalente à celle des autres solutions de dérivation.
La perte de charge totale de 10m, fixée comme hypothèse de travail, pourrait être revue à la baisse dans une démarche d’optimisation.

Les principaux atouts et contraintes de cette solution sont les suivants :

- une interférence maîtrisable avec la nappe de la Crau
- une intégration paysagère à prévoir, en coordination avec le projet d’autoroute que le canal longera entre Miramas et Istres
- des prélèvements limités sur les prairies de fauche caractéristiques du système écologique et agricole de la Crau
- une réflexion nécessaire pour mettre à profit le projet dans le cadre d’une restructuration d’un espace frontière entre le développement urbain et les zones agricoles et naturelles de la Crau, caractérisé par un mitage de l’espace
- la mise en compatibilité du projet avec les projets de développement du Port de Fos
- les risques de perturbation de certains usages de la nappe phréatique et la nécessité de prévoir des ressources de substitution en particulier pour l’alimentation en eau potable (AEP).
- les risques de modification de la zone de contact avec les eaux marines souterraines (biseau salé).
- un potentiel de réorganisation de la ressource en eau (eau potable, eau agricole, eau industrielle) dans le secteur
- un transfert de ressources financières aux dépens de la commune de Saint-Chamas (abandon de l’usine) au profit des communes hôtes des nouvelles usines
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Le coût des travaux sera compris dans une fourchette de 1180 à 1350 M€.