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  • Restauration et prospective
  •   /  Dérivation des rejets EDF

Solution tunnel ou "siphon"

 

La solution retenue à la suite de l’étude des variantes comprend :

- un bassin de mise en charge à la sortie de l’usine de Saint-Chamas,
- un tunnel en charge, du bassin de mise en charge jusqu’à la restitution au Rhône, de 28 km de longueur.

Le contexte géologique complexe de la zone concernée par le projet était mal connu. Des investigations géophysiques complémentaires conduites dans le cadre de cette étude ont permis de préciser les contraintes, dont on peut résumer les éléments essentiels :

- au départ de Saint-Chamas, les calcaires karstifiés qui apparaissent sur la rive semblent disparaître dès le premier kilomètre
- de la digue EDF jusqu’à hauteur du village de Fos-sur-Mer, le projet devrait traverser des formations marneuses et gréseuses plutôt favorables au percement d’un tunnel
- entre Fos et le Rhône, la structure géologique est très complexe : un dôme calcaire (défavorable) sous les darses du port reste assez circonscrit : au nord, un accident majeur limite la zone des cailloutis de la Crau ; au sud, il semble qu’on soit en présence d’un paléo-relief (type « calanques ») ennoyé sous les sédiments du Rhône : la géologie peut varier fortement d’un endroit à l’autre.
Ces éléments montrent qu’un départ en tunnel à proximité de l’usine de Saint-Chamas paraît
possible. Le tunnel peut rejoindre ensuite le Rhône par un large éventail de tracés : les tracés nord, certes légèrement plus longs, semblent présenter moins d’aléas géologiques. En outre, ils facilitent la mise en place des puits d’accès intermédiaires indispensables à la réalisation d’un ouvrage aussi important.

Pour la mise en oeuvre de cette solution, les principales contraintes et difficultés à surmonter sont les suivantes:

- les contraintes inhérentes à tout tunnel de grande ampleur, construit en outre à plusieurs dizaines de mètres sous le niveau de la mer : aléas géologiques, maîtrise des arrivées d’eau, nécessité de puits d’accès intermédiaires
- le devenir des déblais (encore plus conséquents que pour la solution tunnel-canal) auquel s’ajoute l’impact d’une noria de camion pour assurer leur transport
- les risques de perturbation de certains usages de la nappe phréatique
- les risques de modification de la localisation du biseau salé.
- la nécessité de mesures compensatoires notamment au niveau des champs captants AEP (alimentation en eau potable) et des captages à usages industriels
- les contraintes liées à l’implantation des puits d’accès intermédiaires dans une zone où se côtoient les zones urbanisées ou industrialisées et les zones de protection des milieux naturels. Cette localisation des puits sera sans doute un des éléments déterminants pour le choix du tracé final
- des impacts ponctuels limités sur les milieux naturel
- des impacts paysagers limités aux ouvrages d’entrée et de sortie

Le coût des travaux sera compris dans une fourchette de 1520 à 1940 M€.