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les usages du plan d'eau

 
 
On y pêche, on y rêve, on y chasse, on s’y détend, on s’y baigne, on s’y promène, c'est un véritable lieu de vie, un espace de loisirs et de compétitions
Avec ses plages, ses bases nautiques, ses flottilles de pêche. L’espace d’un instant, on peut oublier que là-bas
Les avions s’envolent dans un bruit assourdissant. Les fumées des sites pétrochimiques assombrissent le ciel
Le long de la route de l’au delà, cela ne se voit pas…


















 

Les attendus de la réhabilitation
 
Balades, pêche, voile, fly-surf, baignade… un milieu à vivre !
Si les activités maritimes comme la pêche ou l’aquaculture au sens large, les activités balnéaires comme la baignade, le nautisme qui représente sur l’étang de Berre 1/4 de l’offre en matière d’activités nautiques dans le département –aviron, voile, planche à voile, fly-surf, jet-ski, ski nautique- existent réellement sur l’étang de Berre, elles n’en demeurent pas moins largement dépendantes des caractéristiques environnementales du milieu aquatique. Elles sont dès lors obligatoirement limitées du fait des altérations continues de l’écosystème de Berre.
C’est pourquoi, le groupe de suivi chargé d’étudier les usages sur l’étang, a classé ces activités, aujourd’hui pénalisées, dans la catégorie des « usages contraints ». Parallèlement, il a défini la catégorie des usages dominants, jugés déterminants pour la qualité du milieu. Il s’agit soit de l’utilisation du plan d’eau comme exutoire pour des rejets industriels, agricoles et urbains, soit de l’emprise sur le territoire (aéroport, pipe-line, circulation, urbanisation).
L’industrie, concentrée sur les rivages sud et sud-est, l’agriculture, au nord-est, la pêche encore présente sur l’ensemble de l’étang, une partie du littoral encore protégée d’ouest au nord mais soumise à une pression urbanistique forte, des plages ouvertes à l’ombre des raffineries et de l’aéroport et fermées sur la côte sauvage, l’étang de Berre offre un curieux visage : des usages en perpétuel conflit.
Mais si l’image de l’étang de Berre véhiculée par les médias est plutôt celle d’un étang pollué, il n’empêche que les riverains de l’étang en ont une autre vision :
76,7 % d’entre eux pratiquent par exemple une activité sur ou autour de l’étang. Qui dit mieux ? 81,2 % pensent qu’il pourrait être un espace à vocation touristique, 73,2 % à vocation écologique et 72 % à vocation de pêche(« Représentations et pratiques de loisirs autour de l’étang de Berre », Université de Provence, 2003).
Des études socio-économiques restent à faire pour mesurer l’impact d’une réhabilitation sur le long terme en ce qui concerne le développement touristique, l’usage loisirs…
Que veut-on faire de cet étang ? Quels doivent-être les attendus de la réhabilitation ? Quelle place donner aux usages contraints, quels enjeux économiques se cachent derrière, par exemple, un développement du tourisme de proximité autour d’un étang-loisir ? Autant de questions fondamentales débattues au sein du groupe de suivi et approfondies par l’équipe du GIPREB.